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Romaniel, Ange de Charité.

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Date d'inscription : 24/06/2014
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Ange de la Charité
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Romaniel
Ange de la Charité
Mar 24 Juin - 22:53


Présentation de ROMANIEL

Paradis



Données identitaires :

Nom : Romaniel.
Sexe : H
Orientation sexuelle : Bisexuel.
Rang : II
Vertu : Charité.


Description Physique



Je suis beau.

(J’l’avais dis, que j’étais cap.)


  • Cheveux : D’une couleur oscillant entre le brun et le châtain, ses cheveux sont assez reconnaissables en raison de l’épi anarchique qui se balade constamment au-dessus de son crâne. Celui-ci est de forme étrange, à savoir recourbé en spirale, et malgré tout ses efforts, Romaniel n’a jamais réussit à le soumettre à sa volonté.  
  • Visage : Des yeux verts, une peau qui, bien que pâle, prend aisément des couleurs au contact du soleil, des lèvres fines souvent étirées en un sourire joyeux…Romaniel a du charme, il faut bien se l’avouer. Mais c’est aussi de quelqu’un de très expressif : ses sourcils se lèvent ou se froncent, son visage s’illumine ou s’assombrit, il prend des moues perplexes ou boudeuses, et le moindre de ses sentiments se reflète dans son regard comme dans un miroir. Peut-être à cause de ça, on lui attribue souvent un côté enfantin qui fait que les gens ne lui donnent jamais plus de vingt ans en apparence et qu’il arrive assez facilement à se faire passer pour un étudiant ou même un lycéen.
  • Taille : 1m78
  • Poids : 67kg.
  • Style Vestimentaire : Il ne se complique pas vraiment la tête avec le choix de ses vêtements, alors ceux-ci sont la plupart du temps assez simples. Il les renouvelle d’ailleurs peu régulièrement, ce qu’il fait que beaucoup de ceux qu’il porte sont rapiécés par endroits. On peut toutefois lui noter une préférence pour le marron.
  • Signe distinctif : Il est rare de le voir se promener sans son étui à violon.
  • Armes : Il n’aime pas vraiment se battre, mais s’entraine par obligation. Il se concentre essentiellement sur le combat à mains nues et en a fait sa spécialité, mais en cas de besoin, il sait aussi se servir d’une épée.


Description Mentale



Romaniel n’est pas ce qu’on pourrait appeler quelqu’un de timide, bien au contraire. Il est très extraverti (trop, selon certain) et est parfaitement capable d’aborder sans aucune gêne (et même sans raison particulière) un parfait inconnu pour discuter de la pluie et du beau temps. Il s’attache facilement aux autres, et pourra sans problèmes taper la discut’ avec un démon si ce dernier lui parait sympathique. La plupart du temps, il est d’un naturel joyeux et il n’est pas rare de le voir avec le sourire aux lèvres. En bon Ange de Charité, il a le cœur sur la main et n’abandonnera jamais quelqu’un en difficulté, même s’il doit pour cela se mettre en difficulté lui-même.
En revanche, dès que quelque chose lui est désagréable, il n’hésite pas à le faire savoir de manière claire à son entourage ; autrement dit, c’est un râleur. Il est courant de l’entendre jurer pour n’importe quelle raison et sa qualité d’Ange ne l’a jamais empêché d’abreuver quelqu’un d’insultes. Il a aussi beaucoup de mal avec la notion de « respect de l’autorité ». Romaniel a tendance à rapidement tutoyer les gens, quelque soit leur race et leur rang, et s’il n’est pas d’accord avec un supérieur, il n’hésitera pas une seule seconde à lui rétorquer ce qu’il pense. Il a également tendance à n’en faire qu’à sa tête, même si ça lui apporte plus d’ennuis qu’autre chose – toute comme sa curiosité maladive, d’ailleurs. Ce n’est pas particulièrement quelqu’un de très intelligent, et certainement pas d’une grande finesse d’esprit : il a surtout tendance à suivre ses instincts, et le mot « subtil » lui est quelque peu étranger. Mais il n’est pas complètement stupide pour autant et sait se montrer clairvoyant dans certaines situations.

Il est rare qu’il se passe un jour sans que Romaniel ne joue au moins un air de violon. C’est sa passion depuis l’enfance, et ça n’a guère changé depuis qu’il est devenu un ange. Il a du talent, et il le sait. De temps en temps, il se plait à jouer pour les sanctifiés, mais profite parfois de ses passages sur Terre pour se faire passer pour un musicien de rue. Et il adore venir sur Terre. Sous le couvert de vouloir rester familier avec le monde des humains, il y descend régulièrement. Un de ses passe-temps favori est de s’occuper d’animaux errants, en particulier dans les pays les moins développés où leurs chances de survies sont minces. Actuellement, il traîne beaucoup en Roumanie, étant donné que leur nombre y est conséquent.
A part ça, ses loisirs sont assez simples. Il aime écouter de la musique, manger, dormir, rencontrer de nouvelles personnes, et également peindre quand l’envie lui prend – quand bien même il n’est pas aussi doué que son frère, il sait plutôt bien se débrouiller.

Même s’il fait tout pour que cela ne saches pas, Romaniel a la phobie des orages. C’est une peur enfantine dont il n’a jamais réussit à se débarrasser, et c’est devenu encore pire depuis qu’il a reçu ses ailes. On le verra rarement – pour ne pas dire jamais – prendre son envol un jour de pluie : il est persuadé que les Anges font de très bons conducteurs d’électricité.
Il possède également une autre peur, peut-être plus profonde : celle de la guerre. Mais il en parle rarement. Le temps n’a pas réussit à chasser ses cauchemars, qui sont encore chez lui sources de bon nombre d’insomnies. Il n’a plus touché à une arme à feu depuis le jour de sa mort et les évite comme la peste. De même, il préfèrerait mourir plutôt que d’avoir à reprendre la moindre vie. Même si en tant qu’Ange, il a été dans l’obligation d’apprendre à se battre, il s’est contenté du minimum au niveau du maniement des armes blanches et leur a préféré le combat à mains nues,  pour pouvoir neutraliser un adversaire sans avoir à le blesser.

Il possède le pouvoir de réparer les choses qui ont été brisées. Cela fonctionne sur les objets, les pierres, certaines parties des végétaux comme les branches ou les racines, mais reste limité aux os pour les animaux et les humains.



Histoire



Je suis né dans une quelconque campagne perdue de l’Italie du Nord. D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours été un sale gosse, et qui plus est fier de l’être. Toujours à faire les quatre-cents coups, à faire des farces aux adultes, à relever n’importe quel défi idiot, et à subir d’éternelles remontrances dès que je me faisais prendre à faire quelque chose que je n’étais théoriquement pas censé faire – c’est-à-dire, souvent. Mon frère jumeau, Felice, c’était tout le contraire de moi. Lâche et pleurnichard, toujours à se réfugier dans les jupes de notre mère en se plaignant de tel ou tel traitement que je lui avais fait subir…un vrai cafard. Surtout que malgré ses jérémiades, c’était lui qui me suivait partout. Enfin…bon, d’accord, peut-être que je le forçais un peu de temps en temps, mais bon, il était incapable de me résister, de toute manière. Avec le recul, je me dis qu’il s’inquiétait probablement pour moi, et qu’il ne pouvait pas se résoudre à me laisser me fourrer dans les ennuis tout seul. Pas que ça soit très utile de m’accompagner, bien sûr, parce que tout ce que ça changeait, c’est que je me faisais engueuler deux fois plus pour avoir entrainé mon frère dans mes conneries. Mais c’était quand même plus amusant avec lui. Je prenais un plaisir sadique à le faire paniquer.

Même en grandissant, nous avons continué à passer notre temps ensemble. Comme on avait le même âge, nous sommes allés sur les bancs de l’école primaire en même temps, et ce jusqu’à nos neuf ans. J’en ai pas retenu grand-chose, d’ailleurs, juste de quoi savoir lire et compter. L’essentiel, quoi. Après ça, tout les deux, nous avons toujours travaillé aux mêmes endroits, assignés aux mêmes tâches – à croire que personne n’était capable de nous percevoir comme deux entités séparées, et qu’il était inconcevable de demander un service à l’un ou à l’autre seulement. Pour tous, nous n’étions pas Felice ou Romano, mais « les jumeaux ». Pourtant, nous étions bien différents. Ça n’avait pas bien changé depuis notre enfance : j’étais celui qui faisais les conneries, et lui, celui qui tentait tant bien que mal de limiter les dégâts. Il était plus sage et plus posé que moi. Et même si je ne lui dirais jamais, bien plus intelligent. Mais ça restait le trouillard pessimiste incapable d’agir seul qu’il était autrefois, et ça, franchement, ça m’énervait pas mal. La première fois qu’il est tombé amoureux, j’ai dû le harceler et l’engueuler pendant des semaines pour qu’il ose enfin lui parler, et au final, j’ai dû lui donner un bon coup de pied au derrière (oui, littéralement) pour qu’il aille à sa rencontre. Bon, il s’est fait rejeté et a finit par chialer dans mes bras, ce qui fait que je l’ai à nouveau engueulé pour qu’il se reprenne, mais ça, c’est un détail. Comme le fait que la fille en question me plaisait aussi, d’ailleurs. Je ne l’ai jamais dit à Felice. De toute manière, ce n’était pas si important que ça.  

Le temps passait, nous grandissions encore. Je jouais du violon, et au fond de moi, je rêvais de quitter cette campagne pour vivre de musique. Un jour, Felice est tombé amoureux d’une fille qui l’a aimé en retour, et ils se sont fiancés par une sorte de miracle (parce que convaincre cet abruti d’oser faire sa demande, c’était pas de la tarte). Du coup, il a commencé à passer moins de temps avec moi. Pas que je lui en veuille, bien sûr – après tout, je lui aurais passé un de ces savons s’il avait osé la délaisser ne serait-ce qu’un peu. Mais je me sentais un peu seul. De plus en plus, j’avais la sensation que je n’étais pas à ma place, dans ce village. Alors j’ai commencé à fomenter des plans de départs, sans en parler à personne. Avec mon violon pour seul bagage, je rêvais de tenter ma chance ailleurs.  

Puis la guerre est arrivée, détruisant mes projets. Felice et moi, on a été envoyé sur le front. Au moment de partir, maman s’est mise à pleurer, alors sans se concerter, mon frère et moi, on l’a prise dans nos bras. Ça faisait bizarre, elle semblait d’un coup devenue si frêle, alors qu’elle avait toujours eut pour moi cette image imposante de figure autoritaire et inébranlable. J’ai vu que Felice avait les yeux rouges, mais à mon grand étonnement, il est parvenu à les maintenir secs. Avec sa gaucherie habituelle, il a essayé de la rassurer, et il a même réussit par je-ne-sais-quel-miracle à la faire rire. Je dois avouer que pendant un instant, j’ai été fier de cet idiot. Pour la peine, j’ai même fait semblant de ne pas remarquer les larmes qui ont roulées sur ses joues tout le long du chemin, et j’ai même passé mon bras autour de ses épaules, comme ça, sans rien dire. De toute manière, j’avais la gorge bien trop nouée pour me foutre de sa gueule sans perdre toute ma crédibilité.

Au final, la guerre, j’en aurais pas vu grand-chose.

Felice m’a vu tomber, évidemment. Ce geignard aura vraiment chialé jusqu’au bout. Je sais plus trop ce que je lui ai dit, j’avais trop mal pour réfléchir de toute manière. Je me suis foutu de sa gueule, ça c’est sûr : pour le coup, je me suis lâché, et j’ai même dû inventer dans la foulée deux ou trois insultes dont je suis assez fier. Et puis, je crois que je lui ai dit d’autres conneries. Des trucs niais, pas très importants, tout en continuant de l’insulter de temps à autres pour la forme. Du style que je l’aimais quand même, ce sale con, et qu’il avait pas intérêt à crever ici s’il voulait pas que je lui pourrisse l’existence jusque dans la tombe. Qu’il fallait qu’il prenne soin de maman et de Pom. Oui, dans mes derniers instants, j’ai aussi pensé à mon chien, un problème ? Je l’avais élevée, cette sale bête, j’allais forcément lui manquer. Et lui aussi, il allait me manquer. Et Felice, et maman. Et ce type dont j’étais bêtement amoureux aussi. Je lui aurais avoué, si j’avais su que j’allais mourir ici. Ma blessure me faisait atrocement souffrir – normal, vu que j’en crevais littéralement -  et c’est sûrement pour ça que ma vision s’est troublée à cause des larmes. J’avais que vingt ans, putain. Y’avait tellement de choses que j’aurais voulu faire, que j’aurais voulu vivre. J’avais un rêve, et il allait mourir avec moi avant même que je n’ai eu le temps d’essayer de le réaliser. Et puis, je ne comprenais même pas pourquoi on se battait ! Pourquoi je mourrais, au juste ? Pour qui ? Est-ce que ça apporterait quelque chose à quelqu’un ? C’était complètement ridicule, que tout finisses comme ça, sans raisons, aussi tôt. Mais c’est pas comme si on me laissait le choix, pas vrai ?

Au moins, Felice était toujours en vie, c’était l’essentiel. Des deux, ça valait mieux que ce soit moi qui meure. Après tout, moi, y’avait que Pom qui m’attendait, alors que lui, il allait se marier. Dire que j’aurais même pas pu assister à ça. Un de mes grands regrets, c’est de ne pas avoir eu l’occasion de le voir paniquer et faire les cent pas avant la cérémonie. J’aurais prit un malin plaisir à l’enfoncer.

Juste après avoir pensé ça, j’ai sentis mes paupières se fermer et la voix de Felice se faire lointaine. La douleur a disparue, comme toutes mes sensations physiques. Et je suis mort dans les bras de mon frère.

Contre toutes attentes, les Trônes m'ont envoyé au Paradis. Avec ma manie de faire chier le monde (et d’aimer ça), je m’étais imaginé finir en Enfer.  Surtout que même si j’avais pas vécu longtemps sur le front, j’avais quand même eut le temps de buter un certain nombre de parfaits inconnus qui avaient sûrement pas eut plus envie que moi de se retrouver là. Enfin, apparemment, ça compte pas. Pas que je m’en plaigne, hein, les tortures éternelles, ça me botte pas particulièrement. Mais bon, qu’on me qualifie de « vertueux », ça m’a fait un peu bizarre. C’est vrai que j’ai rendu service à pas mal de gens, dans ma vie, mais c’était pas vraiment par plaisir. Ça m’emmerdait pas mal, en fait, et généralement, je passais mon temps à pester contre la personne que j’aidais - dans ma tête ou de vive voix, selon qui. Mais le truc, c’était que je pouvais juste pas m’en empêcher. D’ailleurs, ça n’a pas changé. C’est plus fort que moi : quand quelqu’un est mal, j’ai envie de savoir pourquoi, et je finis forcément par lui venir en aide, parce que je suis juste incapable d’abandonner quelqu’un dans le besoin. J’vous jure que c’est handicapant dans la vie de tous les jours. Surtout que ça ne concerne pas que les humains ! Les animaux passent encore, mais prendre pitié d’un arbre parce qu’on lui a cassé ses branches, ça craint, quand même. Autant éviter que ça se sache, ça détruirait ma réputation.

Bref, j’ai rejoins les sanctifiés. Il n'a pas fallut très longtemps avant qu'un Ange ne vienne à ma rencontre. Et quand j'ai vu l'Ange en question, j’ai faillis avoir un arrêt cardiaque. Façon de parler, hein, j’étais déjà mort – fallait me laisser le temps de m’habituer à l’idée. Mais comprenez que quand vous voyez apparaitre face à vous votre grand-père que vous avez-vous-même enterré il y a presque dix ans, ça fait un choc. J’avais déjà fait mon deuil, et j’avais eut du mal, d’ailleurs. Il avait été comme un père pour Felice et moi, sachant que notre vrai paternel est mort de maladie quand on avait trois ans. C’est lui qui m’a apprit à jouer du violon, et qui à apprit à mon frère à peindre. Il s’était chargé de notre éducation aux côtés de ma mère, et je me souviens encore des punitions et des longs sermons qu’il me réservait dès que je faisais une connerie (très souvent, donc, ce qui explique pourquoi je m’en rappelle aussi bien). J’arrive pas vraiment à lui en vouloir, surtout que sans lui, j’aurais sûrement mal tourné. Et voilà qu’alors que je m’étais fait à l’idée de ne plus jamais le voir, il se tenait à nouveau devant moi, me souriant comme il l’avait toujours fait.

Tout comme il m’avait guidé durant les premières années de ma vie, il me guida dans l’Après.

Au début, le Paradis, c’était plutôt pas mal. Je m’étais fait à mon corps éthéré, même si l’absence de mon frère me faisait un mal de chien. Normal, quand on sait qu’on avait pratiquement toujours vécus collés l’un à l’autre. Enfin, je lui avouerais jamais qu’il m’a manqué, bien sûr. De toute manière, je me disais que c’était mieux comme ça, parce qu’après tout, s’il avait été là, ça aurait signifié qu’il serait mort jeune lui aussi. Et ça, je priais sans cesse pour que ça ne lui arrive pas. Je sais, prier quand on est déjà au Paradis, ça fait un peu con, mais bon, peut-être que je suis un peu, justement.

J’avoue, j’ai quelques fois chargé mon grand-père de profiter de ses descentes sur terre pour me ramener des nouvelles. Ouais, je profitais, et alors ? On va pas m’en vouloir, quand même, c’est mon frère. J’avais le droit de m’inquiéter, surtout maintenant que j’étais plus là pour le surveiller. Enfin, apparemment, il se débrouillait plutôt bien sans moi. Il a survécu à la guerre et s’est marié, comme prévu, même s’il a repoussé la date de son mariage de plusieurs années, sûrement à cause de moi. J’ai appris qu’il avait eus trois gosses. D’ailleurs, j’ai faillis m’étrangler apprenant qu’il avait donné mon prénom à son fils ainé. Et je l’ai couvert d’insulte, cet enfoiré. Par sûr qu’il les ait entendues, bien sûr, mais j’espère que les ondes négatives que je lui envoyais par rafales ont finit par l’atteindre ne serait-ce qu’un peu. D’abord, c’était mon prénom, j’avais pas envie de partager. Il m’avait même pas demandé mon avis ! Oui, je sais, il ne pouvait pas, et justement. Et puis ça craint, de donner le nom d’un mort à un nouveau-né ! Ça porte malheur à coup sûr.  J’ai toujours su que Feli était un crétin fini, mais là, il atteignait les sommets.

N’écoutez pas ceux qui vous diront que j’ai pleuré en apprenant la nouvelle, le Paradis est rempli de mauvaises langues.

Bref, reprenons. Comme je disais, le Paradis, c’était bien au début. Mais à force d’errer entre les nuages, on commence sérieusement à s’ennuyer. Bon, la plupart des sanctifiés avec qui je discutais s’en accommodaient plutôt bien, mais moi, j’ai besoin d’action, vous voyez. A force de rien faire, j’implose. Au bout de quinze ans, mon morne quotidien a été rompu par l’arrivée de maman. Puis, trente-trois ans plus tard, ça a été au tour de Felice. Ça a fait disparaitre mon ennui pour au moins une décennie, croyez-moi. Je pensais que nos quarante-huit ans de vie de différence l’auraient rendu plus mature, mais même si certains aspects de lui avaient changé, il se collait toujours autant à moi, et c’était toujours un pleurnichard. Pas que j’ai beaucoup évolué non plus, bien sûr, m’enfin… bref. J’étais quand même content de le retrouver.

…. bon, d’accord. Peut-être un petit peu plus que « content ». Mais ça, faut pas lui dire.

Quand sa femme puis ses enfants sont montés au ciel, par contre, il a commencé à passer moins de temps avec moi. Je lui en veux pas, bien sûr. C’était sa famille, après tout. Mais du coup, j’ai recommencé à m’ennuyer. Alors je me suis retourné à ce qui était mon occupation favorite avant son arrivée : parler. Je passais mes journées à aborder d’autres sanctifiés, parfois fraichement arrivés, parfois présents depuis des siècles. C’était l’avantage du Paradis : rassembler une infinité d’époque, de personnes, et d’histoires. C’étaient ces dernières qui me passionnaient. Pour moi qui n’avait jamais rien connu d’autre que ma campagne et qui avait rêvé de voir le monde, ces millions de rencontres étaient comme des millions de voyages.
Et puis, parfois, j’en rencontrais certains qui avaient été, comme moi, arrachés à ceux qu’ils aimaient. Des gens qui ne pouvaient qu’attendre et espérer. Dans cette douloureuse angoisse, certains étaient seuls. Alors quand je rencontrais ce genre d’âmes, je cessais un instant mes vagabondages et je restais à leurs côtés.

Après tout, je ne les comprenais que trop bien.

Puis un jour, les choses changèrent. Il y a environ dix ans, on me proposa de devenir un Ange. Je ne sais pas bien quel est le crétin qui a eut cette idée, parce que j’ai carrément pas la tête de l’emploi, mais j’ai évidemment accepté. Devenir un Ange, ça voulait dire retrouver un corps, descendre n’importe où sur Terre, et pouvoir à nouveau tenir un violon. Comme si j’allais refuser ça ! Bon, faut pas croire, hein, j’ai pas accepté juste pour m’amuser. Me rendre utile, guider les gens, tout ça, c’est cool aussi.

Et puis, quand je pense à toutes ces personnes que j’ai rencontrées et qui ont attendues des décennies quelqu’un qu’ils aimaient pour un jour comprendre qu’il avait terminé en Enfer et qu'ils ne le reverraient jamais…je me dis que ramener des gens sur le droit chemin, si ça permettait d’éviter ça, c’était un truc sympa, quand même.


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Seigneur et Prince de la Colère
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Satan
Seigneur et Prince de la Colère
Mer 25 Juin - 13:46
Je te (re) souhaite la bienvenue sur Anges Gardiens o/ ! Alors j'avais lu la fiche hier mais je voulais te laisser un petit suspense What a Face !

Pour ce qui est cool : j'adore sa personnalité. C'est pas un Ange comme on en croise beaucoup là-Haut, il est un peu rebelle, extraverti, mais sa montée au Paradis est totalement justifiée. Il se rend pas compte à quel point il est quelqu'un de bien. Il est attachant, il est drôle, et en plus IL EST BEAU x) ! Son histoire est très bien aussi. Être soldat, on ne le choisit pas, on ne choisit pas non plus de tuer... C'était très touchant.

Bon le moins cool : (rien de gravissime rassure-toi) le corps-à-corps c'est une bonne idée en prenant en compte la vie que Romaniel a vécu, mais il ne pourra pas tuer un démon avec ses petits poings, il lui faudra obligatoirement une arme blanche au moins pour se défendre un fois Ange. Tu as mis qu'il pouvait maîtriser l'épée donc ne modifie rien, mais garde ça dans un coin de ta tête. Ensuite, la personne qui accueille Romaniel est son grand-père qui, si j'ai bien compris, est un Ange. J'ai aucun soucis avec ça, mais ceux qui récupèrent les âmes des défunts, ce sont les Trônes Zackiel et Akaïah. Ce sont eux qui décident qui va au Paradis et qui va aux Enfers. Ca n'empêche pas Romaniel d'aller retrouver son grand-père après, ou inversement.

Enfin, dernier détail et je te laisse tranquille ^^ ! Je mettrai directement le rang II mais tu pourras passer ton épreuve pour devenir Ange dans un rp.

Je te laisse modifier ce qu'il y a à corriger et tu seras validé !



Satan vous maudit en darkred
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Séraphin de Charité
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Messiel
Séraphin de Charité
Mer 25 Juin - 22:15
Parfait ! Je valide !



Messiel vous rassure en midnightblue
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