:: Les Enfers :: Le Couloir de l'Orgueil :: Salle de torture Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Oeil pour vie [PV Lulu]

avatar
Messages : 62
Date d'inscription : 24/05/2014
Général de l'Arrogance
Voir le profil de l'utilisateur




Andromalius
Général de l'Arrogance
Lun 2 Juin - 17:47

La douleur... Depuis qu'il était arrivé là, c'était la seule chose qu'il connaissait, qu'il goûtait jour et nuit. Y avait-il encore une notion de jour et de nuit ? Dylan aurait été bien incapable de le dire. Tout ce qu'il savait, c'est qu'à chaque instant, on essayait de le briser un peu plus. Ils voulaient lui faire oublier qui il était, ce qu'il valait. Et à chaque fois, il se redressait. Oh, il ne parlait pas, il avait bien trop mal pour cela, et ouvrir la bouche aurait été synonyme de cris.

A la place, il foudroyait ses tortionnaires du regard. S'il avait pu tuer, rien qu'avec ses yeux, nul doute que nombre de diables seraient morts. Il montrait son mépris, son dédain pour eux. Il ne leur cèderait pas, parce qu'ils n'étaient que des poussières accrochées à ses chaussures. Et dès qu'il aurait trouvé le paillasson adéquat... Ils disparaîtraient, comme les poussières qu'ils étaient.

Pourtant un jour, son regard farouche dut énerver trop un de ses geôliers.

"J'en ai assez de ton regard..."

Il aurait dû savoir que c'était mauvais signe, mais ses lèvres se retroussèrent en un rictus méprisant. Il aurait pu, il aurait craché au visage de ce pauvre être qui ne méritait pas de poser les mains sur son corps.

"Comme tu veux."

Trop tard, Dylan avait compris que ce serait encore pire que ce qu'il avait connu. Au sourire du diable, qui était infiniment mauvais, au tisonnier qui était en train de rougir au feu... Cette fois ci, il hurla. Il hurla lorsque le diable passa sa lame sous son globe oculaire pour l'arracher, lorsque la joue en dessous fut lacérée. Son oeil valide se focalisa sur celui qui venait de le défigurer... Il le haïssait de tout son être, presque autant qu'il le méprisait...

"Toujours pas ?"

Dylan cracha au sol, essayant de faire abstraction de la douleur. Non, toujours pas.

"Crève.", laissa-t-il tomber.

"Comme tu veux."

Le tisonnier fut porté à la vue de Dylan... Il savait ce qui allait suivre. Et cette fois-ci, quand bien même le fer chauffé à vif fut posé sur son orbite, il demeura muet, le regard fixé sur son tortionnaire...


Orgueil en d46506...
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Messages : 65
Date d'inscription : 26/01/2014
Seigneur et Prince de l'Orgueil
Voir le profil de l'utilisateur




Lucifer
Seigneur et Prince de l'Orgueil
Mer 4 Juin - 21:12
Ton regard est impressionnant...
Mais cet orgueil inébranlable que tu affiches...
Est-il réel, ou n'est-ce qu'une façade ?
Nous verrons bien s'il finit brisé.

Il était rare que je me penche moi-même sur les cas des Damnés de mon couloir - hormis lorsqu'aller en torturer un pouvait me changer les idées, bien évidemment. Généralement, je laissais ce genre de détails aux autres, à ceux qui étaient chargés de punir ces humains engoncés dans le vice et les péchés. Je n'allais pas perdre mon temps à m'intéresser moi-même à toute cette vermine...

Pourtant, parfois, je dérogeais à ces habitudes. Lorsque, par hasard, j'assistais à la torture d'un élément particulièrement prometteur. Et c'était ce qui était arrivé, quelques jours auparavant. Je passais du côté de la salle de torture lorsque des cris m'avaient alerté. Car ce n'étaient pas les cris de douleur des Damnés. Non... C'étaient des cris de mécontentement de mes Diables.

Alors je m'étais approché. Discrètement. A peine une silhouette dans l'encadrement de la porte. Ceux qui étaient à l'intérieur m'avaient-ils remarqué ? Je ne le savais pas. Mais je trouvai rapidement l'origine des cris, et je les observai pendant quelques minutes, sans voir fléchir l'homme qu'ils torturaient et qui les foudroyait littéralement du regard.

Intéressant...

J'avais laissé passer quelques jours suite à cela, sans encore manifester mon vague intérêt. Je me demandais s'ils réussiraient à le briser - après tout, il n'était pas là depuis bien longtemps. Mais il n'en fut rien, et ses regards continuaient à les défier, pour leur plus grande colère - redoublant mon intérêt au passage.

Alors j'avais décidé de m'occuper davantage de lui. J'avais convoqué dans mon bureau ses tortionnaires. Et je leur avais demandé de le mettre à l'épreuve. De redoubler, de décupler ses souffrances, pour tenter encore plus intensément de briser son orgueil. Ils devaient se concentrer sur lui, et uniquement lui, pour me permettre de tester. Pour savoir si je pourrais faire de lui un démon convenable...

Puis quelques autres jours s'étaient écoulés, sans plus que je m'occupe d'eux ; ils ne méritaient pas mon attention constante. Aussi fut-ce un second hasard qui mena mes pas vers la salle de torture ce jour-là. Je marchais au hasard, Ouroboros serpentant derrière moi en silence, et mes pas m'y menèrent sans que j'y pense. Alors puisque j'étais ici...

Je pouvais bien en profiter pour voir où ils en étaient. Un léger sourire aux lèvres, j'entrai dans la pièce. Je restai sur le seuil de la porte un moment, mon regard errant sur les différentes tortures qui avaient lieu dans la pièce. J'observai les Damnés les uns après les autres, réservant celui qui avait attiré mon attention pour la fin. Et mal m'en prit... Puisque je vis trop tard ce que son tortionnaire lui faisait subir.

"STOP !"

Ma Voix traversa la pièce. Les Diables les plus proches de moi s'effondrèrent sur le sol, inconscient, alors que tous chancelaient et reculaient, portant les mains à leurs oreilles. Le silence s'était fait, à part quelques faibles gémissements de la part des victimes, et le corps froid d'Ouroboros se colla contre ma jambe, alors qu'un sifflement lui échappait. Mon oeil brillant d'un froid énervement restait fixé sur le Diable qui avait abîmé mon Damné. Je m'avançai vers lui, alors que tous s'écartaient respectueusement sur mon passage, et je refermai ma main sur sa gorge, le soulevant à quelques centimètres au dessus du sol.

"Rappelle-moi les ordres que je vous avais donnés. Vite," lui déclarai-je d'un ton aussi froid que dangereux.

Tout aussi dangereux était Ouroboros, qui venait de grimper sur mon corps pour s'enrouler autour de mon bras, se rapprochant du Diable que je tenais.

Je n'aime pas qu'on contrevienne à mes ordres.
L'un de vous va me le payer.
Je n'aime pas qu'on abîme mes jouets.
Le torturé n'est pas toujours celui qu'on croit...



Lucifer vous méprise en firebrick.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Messages : 62
Date d'inscription : 24/05/2014
Général de l'Arrogance
Voir le profil de l'utilisateur




Andromalius
Général de l'Arrogance
Jeu 5 Juin - 14:35

Dylan avait du mal à savoir si c'était la douleur ou l'odeur de chair brûlée qui était la pire. L'une attaquait directement son corps, lui envoyait des éclairs blancs qui lui demandaient toute sa concentration pour ne pas hurler de douleur, l'autre... L'autre attaquait sournoisement son esprit : "C'est toi, qui est en train de cramer comme ça." lui disait une petite voix au fond de lui. "C'est ta peau, c'est ta chair, c'est l'odeur de tes tissus en train de fondre.", continuait-elle. Alors il se concentrait sur la douleur physique, serrant les dents jusqu'à les faire grincer entre elles, pour oublier cette horreur qui lui susurrait de lâcher prise.

Et soudain, une voix traversa le tintamarre des lieux. L'effet fut immédiat. Le damné se sentit vrillé, et s'il avait pu... Il se serait jeté à terre. Il détestait cela, et lutta contre la nausée soudaine qui lui remontait dans la gorge. Il ferma l'oeil, compta jusqu'à 10 pour refouler cette envie viscérale de s'écraser. Il n'était pas comme ça, il ne pliait pas l'échine...

Lorsque le malaise fut passé, Dylan, lâcha un soupir, discret. Il était heureux que cela s'arrête. La douleur, elle, n'avait pas cessé, mais elle était plus supportable déjà. Fixant le diable qui lui avait fait ça sans aucune pitié, il attendit la suite : il n'avait encore jamais vu un tel évènement se produire. Le démon - facilement reconnaissable à ses cornes immenses - semblait d'ailleurs s'intéresser au diable qui s'était occuper de le mutiler. Au fond, il avait envie de le voir crever sous la poigne de ce brun dont il ne connaissait rien. Ca n'aurait été que juste retour des choses.

"Le.. Le briser, mon prince..."

La voix du diable n'était en rien assurée, et sa réponse fit, en tout cas, pincer les lèvres à Dylan. On ne le pliait pas, on ne le brisait pas. Oh, bien sûr, les diables étaient fatigués de le voir les défier du regard ? Cela n'aurait rien changé, quand bien même ils lui auraient arraché les deux yeux : son mépris pour eux était si profondément ancré en lui que rien n'aurait su l'en extraire.

Etant donné que l'attention n'était pas fixée sur celui - ce qui était un peu vexant, mais pour une fois il ne s'en plaindrait pas - le damné baissa la tête, le temps de reprendre sa respiration, d'être sûr que sa voix ne tremblerait pas lorsqu'il prendrait la parole. Parce que... Ce démon devait avoir une bonne raison d'avoir arrêté les tortures. Lorsqu'il fut certain qu'il pourrait parler clairement il redressa la tête vers le démon, malgré les attaches qui le maintenaient à terre, plantant son regard désormais monoculaire sur lui.

"Pourquoi ?"

Il prit une inspiration douloureuse. Si le démon faisait ça pour lui, autant qu'il le regarde et lui parle, même si Dylan n'avait aucune pitié pour le diable, dont il ignorait l'état actuel.

"Qu'attendez-vous de moi ?"

Bien qu'il tutoie les diables, qui ne méritaient que son mépris, il n'aurait pas fait cette erreur avec ce démon là... Il préférait garder ses distances pour l'instant.



Orgueil en d46506...
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Messages : 65
Date d'inscription : 26/01/2014
Seigneur et Prince de l'Orgueil
Voir le profil de l'utilisateur




Lucifer
Seigneur et Prince de l'Orgueil
Sam 7 Juin - 23:46
Tu as parlé,
C'est pour la dernière fois.
Profite des secondes qui te restent.
Une simple mort serait trop douce.
Je n'aurais pas pensé que ce misérable Diable aurait encore le courage de s'adresser à moi pour répondre à ma question. Oh, sa réponse fut apeurée, faible, et incomplète - il n'allait pas avouer à voix haute qu'il m'avait désobéi, il n'était pas téméraire à ce point. Mais il avait réussi à surmonter suffisamment sa peur pour m'adresser la parole.

Ouroboros siffla une nouvelle fois, et je lui demandai d'un regard d'attendre. Je ne voulais pas que cela se finisse ainsi. Je ne voulais pas que cela se finisse aussi vite. Ce misérable Diable m'avait désobéi... Il s'était laissé emporter et avait été plus loin que je ne lui demandais. Alors j'allais lui montrer ce qu'il en coûtait, de désobéir à quelqu'un comme moi...

"De tenter de le briser, oui... Mais tu sais très bien pourquoi. Et tu n'étais pas censé l'abîmer, comme une brute sans intelligence. Tu me fais honte. Je me doute qu'aucun des misérables Diables que vous êtes ne peut arriver ne serait-ce qu'à ma cheville, mais vous pourriez faire un effort pour ne pas descendre trop bas dans mon estime, vous allez finir par creuser..."

Le fait d'avoir constaté que même cela ne brisait pas l'orgueil du Damné - et que même ma Voix ne l'avait pas fait ramper au sol en geignant - ne faisait que redoubler ma colère de le voir ainsi abîmé. Je soulevai un peu plus le Diable dans les airs, resserrant ma prise sur sa gorge pour le priver d'air. Avant de changer brusquement d'avis et de le laisser tomber à mes pieds. Il ne méritait pas que je me charge personnellement de son cas...

"Ouroboros. Il est à toi. Lentement."

A ce moment-là, la voix du torturé me parvint. Pour me poser des questions. Il osait m'adresser directement la parole... ? Intéressant... Sans le moindre regard pour mon serpent, qui se délectait à arracher peu à peu la chair de sa victime immobilisée entre ses anneaux, je me tournai vers Dylan pour le jauger. Jauger s'il était digne de mon intervention. Mais vu ce que j'avais prévu pour lui...

Un faible sourire vint sur mes lèvres fines, et je m'avançai vers lui, attrapant son menton pour garder son visage levé vers moi et examiner l'étendue des dégâts sur son oeil. Je suivis la brûlure de mon doigt, ne me gênant pas pour appuyer sur la chair brûlée, puis je m'écartai d'un pas.

"Je songeais à faire de toi l'un des Démons de mon Couloir. Mais maintenant... J'hésite. Dans ton état, pourrais-tu vraiment m'être utile ? Je devrais peut-être plutôt te laisser aux bons soins de mes Diables..."

Par ces paroles, je voulais surtout voir s'il s'abaisserait à me supplier de ne pas changer d'avis, s'il abandonnerait son orgueil pour tenter de me fléchir, ou bien s'il resterait ferme et campé sur ses positions...

La balle est dans ton camp,
Mais tu n'en sais rien.
Prendras-tu la bonne décision,
Ou tomberas-tu dans mon piège ?



Lucifer vous méprise en firebrick.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Messages : 62
Date d'inscription : 24/05/2014
Général de l'Arrogance
Voir le profil de l'utilisateur




Andromalius
Général de l'Arrogance
Lun 9 Juin - 18:22
On aurait pu croire que si Dylan avait osé adresser la parole à Lucifer, c'était bien parce qu'il ignorait totalement qui était le démon. Et pourtant non : quand bien même il l'aurait su, cela n'aurait rien changé. Il aurait quand même planté son regard dans celui du démon, exigeant des réponses.

Il ne broncha pas en se faisant soulever le menton, fixant toujours le brun. La lente agonie du diable ne le détournait pas de cela. Oh, de toute façon, il en avait soupé des cris de douleur et d'agonie, depuis qu'il était ici. Il entendait les autres, il aurait pu souffrir pour eux rien qu'à les entendre et imaginer - ou voir - ce qu'ils vivaient. Il frémit lorsque la main joua avec sa blessure, serrant les dents pour ne pas montrer sa douleur. Il n'avait pas encore réalisé que c'était sur sa paupière close, qui couvrait à présent son orbite vide, que le démon appuyait : il n'avait pas réalisé qu'il était borgne, pas encore. Ce n'était qu'une torture de plus.

Enfin, la douleur reflua un peu et le démon lui expliqua ses plans. Au début, Dylan y vit une porte de sortie, puis simplement un jeu, un amusement cruel qui - à son sens, et surtout parce qu'il en était le jouet - manquait de raffinement. Il ne croyait pas le démon lorsque celui-ci disait vouloir le "sauver", tout simplement. C'était trop beau.

Il inspira lentement avant de parler. C'était douloureux de faire cela, et tout autant de se concentrer sur parler, sur autre chose que son oeil. Ce n'était pourtant pas sa première blessure, alors pourquoi ? Pourquoi n'arrivait-il pas à se concentrer sur autre chose ?

De toute façon, il avait besoin d'analyser un peu ce que venait de lui dire le démon avant de répondre. Il voulait que les tortures s'arrêtent, bien sûr. Il était épuisé, il n'aimait pas souffrir particulièrement, mais... Il n'allait pas le supplier pour autant. Jamais...

Il avait pris sa décision. Il allait donc négocier à sa manière, comme il avait l'habitude de faire avant...

"Qui vous dit que je souhaite rejoindre votre couloir ?"

Il avait vaguement compris que les enfers étaient divisés - un couloir par péché - mais il ne savait même pas où il était. On ne lui avait rien dit. Depuis combien de temps était-il là, d'ailleurs ?

En tout cas, il s'était décidé sur sa ligne de conduite. La suite était donc logique, à son sens...

"Pour savoir si je veux ou non travailler avec vous, encore faudrait-il que je sache ce que vous me demanderiez."

Il fixa donc le démon, attendant ses réponses encore une fois...


Orgueil en d46506...
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Messages : 65
Date d'inscription : 26/01/2014
Seigneur et Prince de l'Orgueil
Voir le profil de l'utilisateur




Lucifer
Seigneur et Prince de l'Orgueil
Mer 11 Juin - 14:07
Tu as encore de la volonté.
Je n'en attendais pas moins de toi.
Si tu plies, tu mourras.
Alors sois digne de moi.
Lorsque j'allai jouer avec sa brûlure, il n'émit pas la moindre plainte. Mais son visage était irrémédiablement abîmé, et je doutais que même Satan puisse changer cela si je lui demandais de créer un corps de démon pour ce Damné... Peut-être était-ce également cela qui me faisait ne pas abandonner mon vague projet de le faire monter en grade. Ces marques indélébiles de la souffrance traversée...

Mon regard avait commencé à se faire lointain, mais je me reconcentrai sur la situation présente. Je devais terminer le test de Dylan, prendre ma décision à son sujet et, si besoin était, prévenir Satan de celle-ci pour qu'il vienne lui donner son corps démoniaque - et le tester à son tour, s'il le souhaitait.

J'attendis donc sa réponse, et je ne fus pas déçu. Dans son état, souffrant ainsi, il avait encore assez d'orgueil pour me prendre de haut ainsi, en inversant la situation ? Comme si c'était lui qui avait l'avantage dans notre face à face ? Intéressant... Des plus intéressants... Alors je me plantai devant lui, réveillant mon Regard pour traverser sa chair et avoir accès directement à son âme. Un sourire étira mes lèvres, et je lui repris le menton.

"Tsss, tsss, ne joue pas au plus fort avec moi, misérable humain... Tu n'en as pas les capacités. Certainement pas. Travailler avec moi ? Tu ne vas pas travailler avec moi. Tu vas me servir, si je te fais l'honneur de t'accepter parmi mes démons. Et sinon..."

Je me penchai sur lui, approchant mes lèvres de son oreille, et je murmurai d'un ton suave :

"Sinon, je pourrais fort bien te prouver que tu n'es parvenu à rien... Vois-tu les Diables qui t'entourent ? Regarde-les, de ton oeil valide... Ils sont prêts à fondre sur toi... A te déchiqueter... Tu ne les imagines pas t'arracher la peau lambeau après lambeau... Se repaître de ta chair, te dévorer vivant... ? Pauvre petit chaton que tu es, égaré en Enfer pour l'éternité... Tu ne pourrais rien faire pour te défendre... Es-tu vraiment en position de négocier avec moi ?"

Ton âme est nue devant moi.
Toutes tes peurs, tes douleurs, je les connais.
Vas-tu crier, pleurer ?
Ou bien continuer à me défier ?



Lucifer vous méprise en firebrick.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Messages : 62
Date d'inscription : 24/05/2014
Général de l'Arrogance
Voir le profil de l'utilisateur




Andromalius
Général de l'Arrogance
Jeu 12 Juin - 16:48
Le jeune homme voulait des réponses. Il en avait assez que l'on joue avec lui. Les diablotins avaient joué avec sa chair, avaient tenté sans grand succès de jouer avec son esprit, mais ce démon là jouait avec les racines même de son être. Et c'était dur à supporter, très dur. Dylan essaya de s'écarter lorsqu'il lui attrapa le menton, sans y parvenir. Ses mouvements étaient trop restreints pour qu'il puisse réellement s'écarter. Son regard s'étrécit lorsque le démon commença à parler, avant qu'il n'arrête car plisser les yeux tirait sur sa brûlure récente. Il ne répondit pas, attendant la suite. Il fallait toujours attendre que son adversaire ait fini de parler, avant de reprendre la parole. Parfois, il pouvait être utile - avec quelqu'un de moins expérimenté - de lui couper la parole pour lui faire perdre le fil de son raisonnement, mais c'était une technique de joute oratoire qui fonctionnait avec les plus jeunes. Là… Là non.

La suite lui fit écarquiller l'oeil, blêmir légèrement.

Il revoyait parfaitement la scène. Il avait quoi, 12 ans tout au plus ? Il allait à l'école et c'était le printemps. Des miaulements faibles l'avaient attirés et il s'était approché… Un chaton, certainement abandonné par sa mère. Comme tous les gamins de cet âge, il s'était approché encore. Il imaginait facilement récupérer l'adorable boule de poils et convaincre ses parents de le garder. Le chaton s'enfuit, et il le suivit, essayant de l'acculer sans voir le mal dans ses gestes. Il n'aurait pas dû. Quand il avait tourné le coin d'une ruelle, c'était déjà trop tard. Il n'avait rien osé faire, trop jeune pour agir car il avait eu peur, trop terrifié pour s'écarter du spectacle macabre. Et le tout jeune chat s'était fait dévorer devant lui, par cette horde de rats répugnants, poussant des petits cris horribles de douleur… Ce jour là il s'était promis d'être fort.

Il tremblait entre les doigts du démon, retourné par l'idée de finir comme ça. Il refusait d'être à cette place. Le souvenir même avait fait accélérer sa respiration, alors que se penser à la place du chaton l'angoissait… Il ne serait jamais celui qu'on chasse et qui se fait dépecer !

"Non.", répondit-il à la dernière question du démon.

Sa voix était légèrement résignée, et Dylan ferma l'oeil pour essayer de se calmer. Du moins, s'il ne se calmait pas au fond de lui, il ne devait pas montrer la peur, l'angoisse même, dans lequel venait de le plonger le démon en quelques mots bien plus efficaces que toutes les tortures qu'il avait endurées.

"Non, je ne suis pas en position. Mais ce n'est pas pour ça que je vous supplierais de quoi que ce soit."

Avec un effort, car au fond il avait peur de ce que pourrait lui valoir cette action, il rouvrit la paupière, et planta à nouveau son regard dans celui du démon, les lèvres closes.


Orgueil en d46506...
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Messages : 65
Date d'inscription : 26/01/2014
Seigneur et Prince de l'Orgueil
Voir le profil de l'utilisateur




Lucifer
Seigneur et Prince de l'Orgueil
Ven 13 Juin - 15:27
Tremble, souffre, panique.
Comme cela est doux à mon coeur...
Il ne sera pas de pardon pour les hommes.
Prouve-moi que tu mérites de ne plus en être un...
Sa réaction face à mes paroles fut à la hauteur de mes espérances. La peur, la douleur, l'angoisse, l'horreur... Comme ces sentiments étaient agréables à ressentir dans le coeur d'un de mes Damnés... Et surtout de celui-là, qui avait un péché si fort, qui avait été défiguré comme moi.

J'avais des sentiments un peu contradictoires vis-à-vis de lui. D'un côté, je souhaitais mettre à bas son orgueil, le briser, le faire ramper, comme le misérable humain qu'il était. D'un autre côté... Je me surprenais à avoir envie de lui donner sa chance. Tout dépendrait de son attitude, bien évidemment, mais pour une fois, je ne laisserais pas mes démons de moindre rang s'occuper de son cas.

Alors j'attendis. J'attendis sa réponse, j'attendis sa réaction. Sa voix résignée me fit frissonner, redonnant des forces à mon envie de le briser à tout jamais. Mais la situation s'inversa juste après, lorsqu'il réaffirma sa volonté de ne pas ramper à mes pieds, même si je venais de le plonger dans des abimes de peur et même s'il reconnaissait ma supériorité.

Je le fixai pendant un moment en silence. Il soutenait mon regard... Puis, sans crier gare, je m'écartai de lui de quelques pas, lui tournant le dos. Je sentais bien que ma décision était prise, et faire durer cette scène plus longtemps n'aurait pas eu le moindre intérêt.

"Libérez-le."

Il était temps de passer à la suite. Il était temps de prévenir Satan que j'allais avoir besoin de lui. Si seulement tout mon pouvoir créateur ne lui avait pas été comme transféré, j'aurais pu m'occuper de cette histoire tout seul... Mais tel n'était pas le cas, et ce qui me gênait le plus était certainement que mes décisions soient soumises à son approbations - en théorie, car je savais bien que dans les faits, il ne se serait jamais permis d'aller contre ma volonté sans une très bonne raison.

Aussi appelai-je un Oiseau infernal pour lui confier un message pour le second Seigneur des Enfers. "Mon Fils. Pourrais-tu me réserver quelques minutes, le temps de me rejoindre dans mon Couloir ? Je serai sur mon Trône, j'aimerais te présenter un Damné dont l'orgueil est particulièrement puissant. Lucifer." Inutile de préciser davantage, il comprendrait certainement ce dont il s'agissait...




Lucifer vous méprise en firebrick.
Revenir en haut Aller en bas





Contenu sponsorisé
Revenir en haut Aller en bas
Oeil pour vie [PV Lulu]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1
Sujets similaires
-
» Oeil pour oeil, dent pour dent. ► Allya
» Raphaël Farès
» Dossier de Jack O'Neill
» Des fois, mieux vaut rester dans son territoire ¬ Thomas L. Fletcher
» Oeil pour oeil

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Les Anges Gardiens :: Les Enfers :: Le Couloir de l'Orgueil :: Salle de torture-
Sauter vers: