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Un parc, un cerf-volant, et une tête à (ne pas) viser. [PV Zachary Holmes]

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Colère & Prudence
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Matthew Smith
Colère & Prudence
Mer 8 Avr - 19:20
Je poussais un soupir en m'affalant sur le lit de ma chambre d'hôtel. Bon, le trajet en avion n'avait  pas été si long, mais je m'étais ennuyé à mourir. Heureusement que j'avais un peu de lecture sous la main. Et puis, à mon arrivée, j'eus de la chance d'attraper un taxi qui me mena à mon hôtel. L'avantage d'être anglais était que je n'avais pas à apprendre d'autres langues pour me faire comprendre de la plupart de mes interlocuteurs. Enfin, j'avais tout de même un petit dictionnaire anglais/néerlandais au cas où.

Amsterdam. J'étais bien loin de Londres ! J'avais été envoyé seul ici afin de rencontrer un probable fournisseur. Je devais m'assurer de la qualité de la drogue (sans la consommer moi-même, bien sûr, je ne comptais pas me rendre dépendant d'une autre drogue que mon tabac), et la comparer au prix.

Je jetais un coup d’œil à l'heure. Je ne rencontrerais mon contact que le lendemain soir, et il était encore tôt dans l'après-midi. J'avais du temps à perdre, et je ne comptais pas m'ennuyer dans ma chambre – bien qu'elle soit confortable. Non, j'allais me promener un peu. Et puis, pourquoi ne pas, ce soir, aller faire un tour du côté des quartiers rouges ?

Je restais me reposer dans ma chambre encore un moment et me renseignais sur les environs. Il y avait un parc pas trop loin. Je pouvais m'y rendre, avant de continuer ma "promenade" en quête d'un restaurant pour ce soir. Oui, cela me semblait être une bonne idée. D'autant qu'il faisait beau. Je pourrais aller fumer en paix, j'avais besoin d'une cigarette.

Décidé, j'enfilai une veste et, après m'être assuré d'avoir un paquet et mon briquet sur moi, je quittais ma chambre d'hôtel. Je m'engageais dans les rues sans hésiter ou presque (la carte de la célèbre firme américaine était tout de même bien pratique pour se repérer, j'avais bien fait de prendre mon ordinateur pour ce séjour) en direction du parc que j'avais repéré.

Je ne me pressais pas, j'avais tout le temps de jouer au touriste et d'observer les rues qui m'entouraient. Je ne comprenait pas ce que ceux qui m'entouraient disaient, mais la foule produit quasiment le même brouhaha, peu importait le lieu où l'on se trouvait. Mais ce n'était pas tant désagréable que cela.

J'atteignis enfin le parc, et ne tardais pas à me trouver un banc. J'allais m'y poser et observais un instant le gamin qui jouait avec son cerf-volant ; je l'observais le manier un instant, profitant du ballet aérien, avant de fouiller mes poches pour m'allumer enfin ma cigarette.

Enfin, je n'eut même pas le temps d'en tirer une bouffée que je me pris le cerf-volant en pleine figure. Autant dire que ça surprend pas mal, ce truc. Et puis mon nez apprécia peu la rencontre quelque peu brutale avec l'engin.

« What the Hell?! » m'écriais-je. « Tu ne peux pas faire un peu plus attention ? Tu aurais pu me crever un œil ! »

Bon, j'étais un peu en colère. Mais admettez-le, il aurait pu, non ? Un truc pareil, ça va un peu vite, ça vise là où il faut pas... Je ne voulais pas finir borgne, moi. Et même si je trouvais ça sympa, le cerf-volant, je le trouvais sympa de loin.




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Zachary Holmes
Sans Destinée
Dim 19 Avr - 11:07
Zachary dit au revoir à Ulrike, son colocataire, et passa les grilles du Sarphatipark en courant, sans même se retourner. Son visage souriant était illuminé de fierté, tandis que le grand cerf-volant en forme de hibou qu’il tenait dans sa main claquait au rythme du vent. Il l’avait reçu hier, venant tout droit de Norvège, où on trouvait une super fabrique de cerfs-volants. Il avait hésité entre le faucon et le hibou, mais il avait craqué pour les gros yeux de ce dernier. La grande voile de couleur gris cendre était magnifique, et fourmillait de détails. Il ne regrettait pas son achat.

Ce matin, Zach s’était levé à la première sonnerie de son réveil (ce qui était assez rare) tellement il était pressé d’utiliser le fameux cerf-volant. La veille, il avait plu, et il n’avait pas pu sortir … Il croisa un Ulrike complètement assommé par la gueule de bois, errant dans la cuisine en quête d’une aspirine, prit une rapide douche, avala deux tartines beurre-Nesquik et sortit de l’appartement en coup de vent. En oubliant son sac de cours. Il ne s’en rendit compte qu’en passant près du stade omnisports d’Amsterdam, et dût retourner le chercher.

Il arriva avec trois quarts d’heure de retard en cours, se faisant houspiller par son professeur d’histoire de l’art. La journée de cours passa atrocement lentement. Il mangea un sandwich immonde dégoulinant de mayonnaise, somnola en classe de prise en main informatique, et pria chaque nuage qu’il voyait passer dans le ciel de s’en aller. Il faisait beau, et il ne voulait vraiment pas qu’il se mette à pleuvoir. Pas aujourd’hui.

Finalement, la sonnerie qui annonçait la fin de la journée de cours retentit, il et se précipita dans le premier tram qui passa devant lui. Zach ne faisait absolument pas attention aux lignes qu’il prenait, et il se retrouvait souvent à l’autre bout de la ville, complètement perdu et incapable de retrouver son chemin … Mais pas aujourd’hui : coup de chance, la ligne le déposa à deux pas de chez lui. Il se prit la porte de l’immeuble en pensant qu’elle se poussait, monta les marches quatre à quatre et déboula comme une furie dans le salon. Il jeta son sac sur son lit, prit soigneusement le cerf-volant, ses clés, et s’apprêta à sortir. Finalement, il dut attendre quelques minutes Ulrike, qui se préparait dans la salle de bain, et qui s’était proposé de l’accompagner au parc.

Les deux colocataires et amis partirent alors dans les rues de la ville, en direction du parc le plus proche. Il faisait beau, et l’air était sec. Les rues étaient noires de monde. Les touristes se mêlaient aux skateurs et aux hordes d’étudiants assis à même le trottoir, et les poussettes des jeunes parents côtoyaient les bureaucrates qui rentraient chez eux sans se presser. Tout ce petit peuple se mélangeait et discutait dans un joyeux brouhaha international. Ulrike protesta : Zach marchait trop vite … Il était tellement pressé d’essayer son hibou !

Finalement, après avoir zigzagué dans les rues chaudes et ombragées pendant une petite demi-heure, ils étaient enfin arrivés à destination. Ils se séparèrent (Ulrike avait rendez-vous avec un ami dans un bar du quartier rouge) et Zach se jeta dans le parc. Il alla sur la pelouse, enleva ses chaussures et chaussettes et frissonna de plaisir. Il adorait le contact de l’herbe fraîche avec la plante de ses pieds. Jetant un coup d’œil aux nombreux résidents se dorant au soleil de la soirée, il déploya avec soin son cerf-volant. Il marqua une petite pause, l’observant avec une moue satisfaite. Il était drôlement beau.

Finalement, il se décida à le lancer. Zach maîtrisait bien la technique : il faisait énormément de cerf-volant depuis tout petit. Il devait en avoir une dizaine, restés au Canada chez sa grand-mère. Ils lui manquaient un peu, en fait …

Bientôt, le hibou se dressa haut dans le ciel. Zachary maniait les manettes de direction avec prudence, car il y avait de petites rafales de vent. Le cerf-volant était encore plus impressionnant dans les airs … Un prédateur de toile et de bois planant au-dessus des arbres en quête d’un promeneur peu prudent. Zach appréciait cette idée.

Il volait drôlement bien, décidément. Un peu trop même. Le jeune homme sentait ses bras absorber les secousses causées par le vent. Mais il en reçut une beaucoup plus violente que les autres et poussa un petit cri de surprise. Il perdit le contrôle quelques secondes, et le hibou piqua du nez. Zach tenta de le redresser, mais il était trop tard … Le cerf-volant tomba, tomba, et alla s’écraser sur un homme assis sur un banc. Zach poussa un second cri de surprise, et se rua vers le banc, où l’homme se débattait en pestant. Gêné, il s’arrêta à quelques mètres et bredouilla de brèves excuses en regardant le sol.

- Oh, het spijt me echt …
- What the Hell?! Tu ne peux pas faire un peu plus attention ? Tu aurais pu me crever un oeil !

Zach fut surpris d’entendre de l’anglais. Il leva les yeux et dévisagea l’homme. Cela faisait longtemps … Il ne parlait que néerlandais, ici. Et l’anglais lui manquait un peu.

- Je… Je suis vraiment désolé … Je voulais pas, j’vous assure, j’ai pas fait exprès !

Tout en parlant, le jeune home s’empressa de récupérer son cerf-volant et fit quelques pas en arrière. Il rougit.

- J’espère que je ne vous ai pas blessé …

Il était vraiment ennuyé, il espérait que l’homme ne lui en voulait pas trop … Il n’avait pas fait exprès, vraiment !



Je papillonne en #2e2e2e !
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