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[PV Saphiel] Un ange, un humain et un café liégeois

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Zachary Holmes
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Jeu 14 Aoû - 19:50
- Wat een lul …

Zach gémit. C’était la troisième fois qu’il se renversait un expresso fumant dessus aujourd’hui. Et cette fois-ci, il s’était vraiment brûlé. Il tenta tant bien que mal d’essuyer son tablier désormais marron clair. Sebastiaan, le patron, soupira.

- Eh ben, reste pas planté là, refais-en un. Et va t’essorer un petit coup, tu en fous partout.
- Je suis désolé, j’ai pas fait expr…
- Non, je sais. Tu es juste très maladroit. Dépêche-toi.

Zachary acquiesça et remit du café Arabica moulu dans la machine, puis lança le protocole expresso allongé. Il sortit ensuite par la porte de derrière, dénoua son tablier et tenta de l’essorer sans grand succès. Quand il revint, le café était près. Il prit la tasse avec une infinie précaution, et l’amena au client de la table 4. Ce dernier ne le remercia pas, et le gratifia d’un regard énervé. Il demanda la facture. Zach alla donc jusqu’à l’ordinateur et prépara la note. Sebastiaan passa derrière lui et s’arrêta.

- Mais pourquoi tu lui factures un café normal ? Il a pris un expresso …

Zachary ne l’entendait pas, et continuait de taper sur l’écran tactile. Sebastiaan, après quelques secondes posa sa main sur l’épaule du jeune homme blond. Ce dernier sursauta et lâcha un petit cri de surprise.

- Quoi ?
- Pourquoi tu lui fais payer un café normal ? Il a pris un expresso !

Zach regarda l’écran sans comprendre. Sebastiaan soupira et lui montra l’écran avec un air agacé.

- Regarde là, fit-il avec une intonation lasse, c’est un café à 2 euros que tu vas lui faire payer. Mais il a pris un expresso à 3 euros, et il l’a demandé allongé, donc tu rajoutes 75 centimes.

Zachary haussa les sourcils.

- Ben oui, mais … Un expresso, c’est bien un café concentré ?
- Ouais, pourquoi ?
- Ben … Zachary marqua une longue pause. Si on rajoute de l’eau dans un café concentré, il est plus concentré, ça devient un café normal, non ?

Sebastiaan écarquilla les yeux. Son expression était à mi-chemin entre la compassion et l’abattement.

- Je ne sais pas, Zachary. Ne te pose pas ce genre de questions. Contente-toi de lui facturer un expresso allongé. Et dépêche-toi, s’il te plait. Il y a des clients qui attendent.

Le patron se retourna et partit préparer deux parts de cheesecake pour un couple de norvégiens ressemblant à des lions de mer.

- Ce gosse est tellement à l’ouest que j’en ai mal pour lui …

Le visage du gosse en question afficha une mine triste. Zachary était très susceptible. De plus, il essayait tant bien que mal de faire de son mieux, depuis qu’il travaillait ici, à Mellow Yellow, un coffe-shop branché d’Amsterdam. Il travaillait d’arrache-pied, mais ça ne semblait pas satisfaire Sebastiaan, qui tenait le café.
Il posa l’addition sur la table du client désagréable. Au vu de son horrible accent anglais (et de son humeur massacrante), il devait être français.


- Eh ben, c’est pas trop tôt. Empoté, va.

Le client avait parlé en français. Mais Zachary comprenait le français, et cette remarque lui alla droit au cœur. Ses traits fatigués se contractèrent en une grimace, comme si l’on venait de le gifler. Il baissa la tête, mais le client n’avait rien remarqué, trop occupé à faire l’appoint. Il ne laissa bien évidemment pas de pourboire, et au moment de partir, Zachary le gratifia d’un petit : « Passez une bonne journée, monsieur. » avec son accent québécois chatoyant. À la vue de l’expression surprise du client, Zach vit qu’il avait fait mouche. Il se retourna avec un sourire triomphant. Vengé.

- Qu’est-ce qui te fait sourire ? Je te signale que les mecs de la 12 attendent toujours le thé glacé et le café liégeois.
- Oui, oui, je … Je vais m’occuper de ça tout de suite.
- Tiens, et tu es allé prendre la commande de la 4 ?
- La 4 ? …
- Ils viennent de se barrer. Bouge-toi un peu, Zach, tu fais fuir les clients !
- Oui …

Zachary était fatigué, et pourtant il n’était que quinze heures. Il avait encore trois heures de service devant lui … Il soupira discrètement. Il voulait rentrer, prendre une bonne douche, jouer au Jungle Speed avec Niels, son colocataire, puis essayer de trouver quelques Legos sur Ebay. Et ensuite il … Comment on fait un café liégeois ?
Un client s’approcha.


- Excuseert u me, Mag ik uw telefoon gebruiken ?
- Ja, het is naast het toilet.
- Danke u.

Zachary prépara déjà le thé glacé, puis il alla demander à Ellen, une de ses collègues, si elle pouvait faire un café liégeois.
Zach aimait bien Ellen. Elle était gentille, plutôt belle et elle l’aimait bien. Quand elle était dans les parages, le jeune homme se sentait tout bizarre. Mais il ne savait pas pourquoi.


- Kut ! Zach ! Les dames de la 8 attendent toujours ! Qu’est-ce que tu fous, bon dieu ?

Zachary soupira encore une fois et baissa la tête, cachant ainsi son visage derrière ses cheveux. La journée allait être longue …



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Saphiel
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Ven 15 Aoû - 13:12
J'aimais tellement les humains que j'avais du mal à les envisager autrement que comme mes frères, comme je l'avais fait pendant toute ma vie de mortelle. En fait, même si je m'étais enfin habitué à ce que j'étais, je continuais à me sentir autant humain qu'ange... Un léger sourire dansa sur mes lèvres, alors que je rangeais un livre dans la bibliothèque du Paradis, dont Messiel m'avait donné la charge. Bientôt... Bientôt, je me sentirais prêt, et j'irais demander à Gabriel si je pouvais partir en Mission. Bientôt.

Il fallait juste que je m'habitue un peu plus à ce qu'était devenu le monde des humains. Ils avaient tant évolué depuis mon époque... J'arrivais à m'y habituer peu à peu, mais j'avais tant de choses à apprendre... Je ne pouvais pas rattraper tout cela en quelques mois seulement. Alors il me fallait redoubler d'efforts. Me renseigner autant que possible. Passer autant de temps que je le pouvais sur la terre...

Et pourquoi n'y retournerais-je pas dès maintenant ? Je n'avais pas non plus énormément de choses à faire au Paradis, je pouvais facilement laisser la bibliothèque quelques heures. Au pire, j'aurais des livres à ranger lorsque je reviendrais, mais rien de plus. Alors j'allai enfiler une tunique et un pantalon, plus adaptés au monde des humains que la toge que j'aimais bien porter au Paradis. Et je prévins Gabriel que je partais sur terre.

Où allais-je me rendre, cette fois-ci ? Retourner à Arlon, pour voir comment allait Ombeline ? Ou bien aller ailleurs ? Finalement, je me décidai à faire un tour à Amsterdam. Pourquoi ? Je n'en savais rien. J'aimais bien découvrir de nouveaux endroits, tout simplement. Le sourire aux lèvres, je flânai un moment dans les rues, écoutant et regardant très attentivement tout autour de moi. Comme j'aimais voir la vie autour de moi...

Après avoir passé une bonne heure et demi à marcher sans avoir tellement de but, je me décidai à aller prendre un thé dans un bar. Cela me reposerait un peu les jambes, et peut-être aurais-je l'occasion de parler avec quelques personnes, également... J'entrai donc dans le premier café qui arriva sur ma route, et m'apprêtais à aller prendre place à une table. Oui, je m'apprêtai juste, puisque l'expression que je vis sur le visage d'un jeune homme, un peu plus loin, me figea. Un serveur de ce café, visiblement, mais qui ne semblait pas aller bien, loin de là.

Je restai près de la porte pendant quelques secondes pour l'observer, comprenant rapidement qu'il était complètement débordé par le monde qu'il y avait. Car effectivement, il y avait beaucoup de monde. Alors je ne réfléchis plus. Sans même songer que ça ne se faisait pas, que, probablement, à peu près personne d'autre que moi n'aurait pensé à le faire, je m'approchai un peu, entendant... le patron ? Oui, certainement le patron, lui reprocher de faire attendre les clientes de la table 8.

Et le jeune homme qui cachait son visage derrière ses cheveux... Je n'hésitai pas une seule seconde et j'allai auprès des clientes qui attendaient - je ne savais pas quelle était la table 8, mais je voyais bien qui étaient les gens qui n'avaient pas encore pu donner leur commande. Elles étaient agacées, et je laissai mon pouvoir se diffuser légèrement pour lisser les plumes hérissées de leur amour-propre, avant de leur demander ce qu'elles voulaient, avec un doux sourire.


"Un café, un thé aux agrumes et un café allongé ? Tout de suite, mesdames."

Je leur souris une nouvelle fois, avant de m'écarter d'elles. J'avais du temps devant moi, alors... Pourquoi ne pas donner un coup de main au pauvre serveur débordé ? Je le rejoignis et posai doucement ma main sur son épaule.

"Je vais vous aider, ça va aller. Les dames là bas veulent deux cafés, dont un allongé, et un thé aux agrumes. Si vous voulez, contentez-vous de préparer les commandes, et je m'occuperai du service. Qu'en pensez-vous ?"



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Zachary Holmes
Sans Destinée
Ven 15 Aoû - 15:48
Pendant qu’Ellen mélangeait avec une habileté extraordinaire glace au café et crème chantilly pour réaliser un parfait café liégeois, Zachary alla prestement à la table 8, prendre la commande des dames énervées. Tout le monde était énervé aujourd’hui … Chaque personne qu’il croisait était désagréable. Pourtant, il ne comprenait pas … Il faisait de son mieux !

- Mesdames, puis-je prendre votre commande ?

Les trois femmes, devaient avoir dépassé la cinquantaine. Elles étaient sûrement en voyage à Amsterdam « entre copines » … Elles le regardèrent d’un air surpris.

- Mais … On a déjà commandé …

Zach écarquilla les yeux. Mais … C’était bien la 8, dont Sebastiaan avait parlé … Oh, s’il s’était encore trompé … Il s’excusa platement et jura intérieurement. Il retourna rapidement à la cuisine la tête baissée, en espérant qu’il n’ait par conséquent pas oublié de prendre la commande d’une autre table.

Quelque chose s’abattit sur son épaule. Il sursauta en poussant un petit cri.

Zach n’aimait pas qu’on le touche. Surtout quand il ne s’y attendait pas. Et le problème, c’est qu’il ne s’y attendait jamais … Il se retourna avec un air terrorisé. C’était un beau jeune homme, de la même taille que Zach. Il avait de longs cheveux bouclés clairs qui tombaient dans son dos. Il portait des vêtements simples, mais élégants.


- Je vais vous aider, ça va aller. Les dames là-bas veulent deux cafés, dont un allongé, et un thé aux agrumes. Si vous voulez, contentez-vous de préparer les commandes, et je m'occuperai du service. Qu'en pensez-vous ?

Le jeune homme blond dévisagea l’inconnu des pieds à la tête, pendant de longues secondes. Puis il ouvrit la bouche, comme pour parler … Et se ravisa. Finalement il toussa discrètement.

- Oh, c’est gentil, mais je ne crois pas que …

Un cri sortit des cuisines et Zachary tourna la tête.

- Bouge-toi !

- Oui, je … Je me dépêche.

Zach affichait un air triste. Il baissa la tête, et ressemblait à un enfant qui s’est fait prendre en train de faire une bêtise.

- Je veux bien un peu d’aide, oui.

Zachary se balançait maladroitement sur ses pieds.

- … S’il te plait.

Un nouveau cri en néerlandais, et Zachary sursauta. Il se tourna vers les cuisines, hésita, et se tourna finalement vers l’inconnu.

- Il y a des gens aux tables 11 et 7 qui viennent d’arriver … Je vais aller préparer les commandes.

Il partit à toute vitesse vers la porte des cuisines, et en revint en catastrophe quelques secondes plus tard, une expression paniquée sur le visage.

- Tu m’as dit quoi pour la table 8 ? Je n’ai pas retenu …



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Saphiel
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Dim 17 Aoû - 17:38
Je souris doucement lorsque le jeune homme, après avoir commencé par refuser, me déclara timidement qu'il avait besoin d'aide. Ce n'était pas un sourire satisfait qu'il ait besoin de moi, non. J'étais juste heureux de pouvoir rendre service, rien de plus. Et je hochai la tête sans attendre.

"Bien sûr, ne t'en fais pas, il n'y a pas de souci. Si je peux t'être utile, ce sera avec grand plaisir, vraiment."

Certes, j'avais commencé par le vouvoyer, mais puisque lui me tutoyait... Je ne voyais pas pourquoi je n'en ferais pas autant ? Après tout... D'apparence, nous n'étions pas si écarté en âge que ça, en plus. Alors j'acquiesçai, et je me tournais pour aller prendre les commandes des nouveaux venus lorsque le jeune inconnu revint vers moi, visiblement paniqué.

"Un café, un café allongé et un thé aux agrumes, répétai-je avec un sourire, sans impatience. Appelle-moi quand la commande sera prête."

Avant qu'il ne reparte, je laissai une nouvelle fois parler mon pouvoir d'apaisement, n'aimant pas l'état dans lequel je le voyais. Si je pouvais faire au moins qu'il panique un peu moins, ce serait toujours ça de pris. Et s'il était un peu plus calme, il retiendrait plus facilement les commandes... Du moins, je l'espérais.

Je me reconcentrai et j'allai prendre les commandes de ceux qui venaient de s'installer. Heureusement que j'avais une bonne mémoire, sinon, sans connaître les numéros des tables... Je n'aurais pas pu faire grand chose. Mais je me débrouillai relativement bien, prenant rapidement des repères et déchargeant le jeune homme autant que je le pouvais.

C'était... fatiguant physiquement, je devais bien le reconnaître, mais j'étais habitué, après tout, j'avais déjà fait des travaux bien plus éreintants que celui-là. Quelques heures s'écoulèrent, sans que je n'y prenne vraiment garde, jusqu'à ce que le jeune homme - Zachary, si j'avais bien entendu le nom par lequel les autres l'avaient appelé - ait terminé son service.


"Ca va, pas trop fatigué ? Désolé, ça a dû te paraître bizarre que j'arrive comme ça pour t'aider... A la base, je pensais juste venir boire un coup, mais tu semblais avoir du mal, alors..." déclarai-je alors avec un léger sourire, comme si c'était normal.

Et pour moi, c'était véritablement normal... Je ne voulais pas voir des gens se décourager, se laisser abattre par les obstacles... Alors entre ça et ma tendance naturelle à aller aider tous les gens que je pouvais...


"Au fait, je m'appelle Saphiel. Et toi Zachary, c'est bien ça ? J'ai entendu tes collègues t'appeler comme ça," ajoutai-je en guise d'explication.



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Zachary Holmes
Sans Destinée
Mar 19 Aoû - 22:09
Zachary appréciait la présence de cet inconnu qui voulait l’aider. Il ne savait pas pourquoi, mais elle le rassurait, l’apaisait. Il avait … Il avait envie de lui faire un câlin. Zach aimait les câlins. Il avait envie de câliner tout le monde. Comme disait sa grand-mère, il était un « nounours blond ». Malheureusement, la plupart du temps, quand il était heureux et voulait partager son bonheur avec tout le monde, les inconnus à qui il proposait des câlins s’enfuyaient en courant, ou alors l’insultaient violemment. Il avait du mal à comprendre les gens. Tout le monde était si méchant … Il était sûr qu’un peu plus de câlins avant de partir au travail le matin résoudrait bien des choses.

La fin de son service se déroula sans trop d’embûches … Mis à part trois tasses cassées, une petite cuillère tordue, une brûlure avec une boule à thé et au moins quatre jurons de Sebastiaan. Plutôt une journée tranquille pour Zach, donc. Heureusement que l’inconnu était là pour l’aider … Il n’aurait pas survécu sinon. Il faisait tout ce qu’il pouvait pour être un serveur correct, mais c’était tellement … Dur. Il était peut-être un peu trop rêveur pour ce métier. Qui sait ?
À partir de 16 heures, Zach commença vraiment à ressentir la fatigue. Il n’avait dormi que 8 heures cette nuit … Ce n’était pas assez, il aurait dû se coucher plus tôt ! Il lutta contre le voile noir qui obscurcissait sa vision, comme Aragorn se bat contre les orques dans Le Seigneur des Anneaux : avec flegme et élégance. Enfin du moins, il imaginait que le membre de La Communauté de l’Anneau se battait comme ça, car Zachary n’avait jamais vu les films en entier. Il avait été terrorisé dès les premières minutes du premier film, lorsqu’il avait vu les pieds velus des Hobbits. Et il en frissonnait encore. Des poils sur les pieds … Brr.

Vers 16 heures 34 environ (Zachary n’était pas sûr que sa montre soit pile à l’heure), Sebastiaan vint lui demander qui était cet étrange jeune homme qui servait les clients à la place de Zachary.


- Je ne sais pas, avait répondu Zachary, mais il est gentil.

Sebastiaan avait haussé un sourcil.

- Tu lui fais faire ton boulot parce qu’il est gentil ?

Zach avait acquiescé, tentant même un petit sourire maladroit.

- Ben oui … Et puis du coup il veut pas qu’on le paye … Gentil, hein ?

Son patron l’avait regardé d’un air abattu, et était resté un certain temps sans bouger. Puis il avait finalement dit :

- Ah, d’accord, très bien.

Et il était reparti en murmurant « Je devrais engager des gens qui sont gentils, comme ça je n’aurais pas à les payer. » Mais Zach ne l’entendit pas : il était bien trop occupé à essayer de réaliser une boule de glace qui ressemble à une boule plutôt qu’à un raton-laveur mort.


~


Lorsque 18 heures furent passées, que Zach se fût changé et qu’il eût jeté son tablier désormais inutilisable, il rejoignit le gentil inconnu qui l’avait aidé devant la porte du café. Le jeune homme blond semblait exténué. Il avait les yeux à demi-fermés et une mine un peu triste.

- Ca va, pas trop fatigué ? Désolé, ça a dû te paraître bizarre que j'arrive comme ça pour t'aider... A la base, je pensais juste venir boire un coup, mais tu semblais avoir du mal, alors...

Zachary bailla à s’en décrocher la mâchoire.

- … Si, un petit peu … Il va falloir que je rentre chez moi maintenant … J’ai envie de dormir.

Il se frotta les yeux, puis sembla se rappeler de quelque chose.

- Ah, et merci beaucoup. Sans toi, je ne sais pas ce que j’aurais fait …
- Au fait, je m'appelle Saphiel. Et toi Zachary, c'est bien ça ? J'ai entendu tes collègues t'appeler comme ça …

Zachary sourit et passa sa main dans ses cheveux ébouriffés.

- Ouais, c’est moi. Enchanté, Sa … Saphiel.

Il ouvrit les bras comme pour lui faire un câlin. Décidément, Zachary adorait les câlins. Pour dire bonjour, pour dire au revoir, pour remercier …

Saphiel. Drôle de prénom. Il ressemblait à ceux des histoires que Grand-Mère racontait à Zach quand il était petit …


- Dis, tu es un ange ?

La question avait été posée sur un ton léger, comme on demande à quelqu’un s’il va bien. Zach n’avait jamais rencontré d’anges, mais Grand-mère lui avait dit qu’il y en avait partout autour de nous, et qu’ils étaient ici pour nous aider … Zah bailla de nouveau, en tentant de le cacher. Sans succès.



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Saphiel
Ange de l'Espérance
Ven 29 Aoû - 10:56
Il semblait vraiment fatigué... J'esquissai un doux sourire en le regardant. J'étais content d'être passé par ici pour pouvoir lui donner un coup de main. Je n'osais pas imaginer comment il aurait fait pour terminer sa journée de travail, dans le cas contraire. Il avait déclaré vouloir rentrer chez lui pour se reposer, et je le comprenais parfaitement. C'était une bonne idée.

"Je t'en prie, inutile de me remercier, je suis content d'avoir pu t'être utile. Et je crois que tu as raison, tu devrais aller te reposer, tu sembles complètement épuisé... Une sieste te ferait le plus grand bien, surtout après avoir travaillé comme ça..."

Je fus étonné de le voir ouvrir les bras, comme pour me demander un câlin. Non pas que je n'aime pas les câlins - même si je n'étais pas très habitué à être tactile - mais parce que je ne m'attendais pas à ce que quelqu'un demande ainsi un câlin à un parfait inconnu. Surtout de ce que j'avais vu de l'époque actuelle, les gens m'avaient plutôt semblé individualistes et solitaires qu'autre chose...

Mais je ne me fis pas prier et je me rapprochai de lui pour le prendre dans mes bras. Il m'était sympathique, vraiment. J'aurais bien passé plus de temps en sa compagnie, si j'avais encore été humain. Là... Il me faudrait me contenter de passer un moment avec lui avant de le laisser en espérant que tout se passerait bien pour lui...

Je le serrai doucement contre moi, le câlinant doucement. Et un peu maladroitement, également. Cela se voyait sans doute que le contact physique n'était pas la chose à laquelle j'étais le plus accoutumé. En même temps, je n'en avais pas eu tellement du temps de mon vivant, et même depuis ma mort ou mon passage à l'état d'ange... Mais enfin.

Par contre, la question qu'il me posa me fit tressaillir, la surprise s'affichant sur mon visage. Si j'étais un ange ? C'était bien la dernière question à laquelle je m'attendais à devoir répondre. Il me demandait cela... Juste parce que j'étais venu l'aider... ?


"C'est bien la première fois qu'on me pose cette question... Tu crois aux anges, Zachary ?" l'interrogeai-je avec une réelle curiosité.

Je lui souris ensuite doucement, me décidant enfin à cesser de le serrer contre moi. Je ne m'écartai pas, pour autant, et je ne le forçai pas plus à s'éloigner de moi. S'il voulait rester contre moi, qu'il le fasse, c'était très loin de me déranger.


"Je suis juste quelqu'un qui aime rendre service aux autres. Tu avais l'air d'avoir besoin d'aide, alors je t'ai donné un coup de main, c'est tout. Si je peux t'être utile à autre chose, n'hésite pas à me le demander. ... Bon, le fait que j'ai été élevé dans un monastère peut jouer aussi, c'est possible. Je suppose que ça m'a laissé une attitude assez... religieuse."

Je lui adressai encore un doux sourire. J'avais tendance à sourire assez facilement, j'en avais bien conscience. J'avais déjà vu des humains m'adresser des regards étranges ou perplexes en me voyant sourire pour... des choses qui, à leurs yeux, ne devaient pas en valoir la peine, certainement...

"Tu rentres chez toi pour te reposer, donc ?"



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Zachary Holmes
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Sam 30 Aoû - 8:41
Saphiel sembla hésiter un instant quand Zach voulut lui faire un câlin. Ce dernier semblait ne pas l’avoir remarqué, mais en vérité il le suppliait intérieurement. « Je veux un câlin, je veux un câlin s’il te plaiiiit » … Ses prières furent exaucées, puisque le mystérieux jeune homme le prit bientôt dans les bras d’un geste chaleureux.

Le jeune homme soupira, un petit sourire heureux sur les lèvres. C’était son premier câlin de la journée, et il était un peu en manque. Personne ne voulait le câliner … Pourtant il en avait besoin. Il resta longtemps accroché à Saphiel.
Ça, c’était du câlin. Un vrai câlin affectueux. Et Zachary en connaissait un bout sur les câlins. Il pouvait sentir quand quelqu’un n’appréciait pas ça, ou ne s’y attendait pas. Et en général ça le rendait malheureux. Il avait toujours du mal à comprendre comment les gens pouvaient ne pas aimer les câlins. C’est vrai, c’est quand même drôlement plus agréable et honnête qu’une poignée de main … Et au moins deux fois plus hygiénique.

Saphiel fut surpris par la question de Zachary.

Le petit jeune homme leva la tête et le regarda d’un œil interrogateur, mais innocent.


- C'est bien la première fois qu'on me pose cette question... Tu crois aux anges, Zachary ?

- Ben, grand-mère a dit qu’ils existaient, fit Zachary avec une assurance puérile. Et grand-mère ne ment pas.

Saphiel sourit, et desserra un peu son étreinte. Zach s’accrochait à lui, fermant les yeux, ne voulant pas le lâcher. Les gens les regardaient bizarrement, mais il s’en fichait.

- Je suis juste quelqu'un qui aime rendre service aux autres. Tu avais l'air d'avoir besoin d'aide, alors je t'ai donné un coup de main, c'est tout. Si je peux t'être utile à autre chose, n'hésite pas à me le demander. ... Bon, le fait que j'ai été élevé dans un monastère peut jouer aussi, c'est possible. Je suppose que ça m'a laissé une attitude assez... religieuse.

Zachary sembla un moment déçu. Ça n’était pas aujourd’hui qu’il rencontrerait un ange. Dommage, il aurait bien voulu en voir au moins un …

- Tu rentres chez toi pour te reposer, donc ?

Zachary acquiesça d’une façon très convaincue, mais ne bougea pas d’un poil, regardant toujours Saphiel avec une curiosité enfantine. Il ne voulait pas partir, il voulait continuer à parler à son nouvel ami : son histoire avait piquée sa curiosité.

Il se détacha finalement de ce dernier, avec un petit soupir de satisfaction. C’était un câlin comme il en avait rarement vu. Seule sa grand-mère était capable de faire ça … Il aimait vraiment beaucoup Saphiel. Ce dernier avait quelque-chose de … De réconfortant. Zach se sentait bien avec lui.

Il haussa finalement les sourcils.


- Tu as été élevé dans un monastère ? Tu es moine ?

Il réfléchit un instant, bailla, se frotta les yeux, grimaça, se frotta de nouveau les yeux, puis gémit.

- J’ai un truc dans l’œil …

Il marqua une pause. Son oeil gauche était effectivement tout rouge et quelques petites larmes coulaient, suivant l’arête nasale de Zachary.

- Et toi, tu crois aux anges, alors ?



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Saphiel
Ange de l'Espérance
Ven 12 Sep - 21:00
La manière dont Zachary parlait de sa grand-mère était somme toute mignonne. Je ne m'attendais pas à voir un jeune homme comme lui avoir une foi aussi inébranlable et un peu... infantile, je devais bien l'avouer. Mais ce n'était pas un reproche, dans mon esprit. Au contraire, je trouvais ça vraiment attachant, et ça me donnait envie de mieux le connaître. Mais s'il voulait aller se reposer, je ne l'en empêcherais pas, certainement pas, même.

Pourtant, le jeune homme m'adressa une question, au lieu de prendre congé. Donc il voulait rester un moment avec moi ? Même si d'un autre côté, la question me dérangeait légèrement. Je ne savais pas tellement ce que je pouvais répondre à ça. Dire que j'étais un moine ? Cela se voyait que je ne l'étais plus, alors... J'allais devoir trouver un mensonge assez proche de la vérité pour que je me sente à l'aise...


"Pas exactement, non. Mes parents m'ont envoyé dans un monastère, effectivement, et j'ai donc eu une éducation extrêmement religieuse. Mais je suis sorti du monastère, maintenant."

Je n'allais tout de même pas tenter de me lancer dans des explications compliquées pour dire que j'étais moine sans être dans un monastère ni avoir l'habit. Alors faire comme si j'avais quitté le monastère me semblait une bonne chose. Après tout, n'était-ce pas, plus ou moins, la vérité ? J'étais mort, mais j'avais tout de même quitté le monastère.

"C'est pour ça que j'ai parfois un comportement assez... étrange, me disent certains. J'espère que ça ne te dérangera pas."

Puis il déclara qu'il avait quelque chose dans l'oeil, et je m'approchai de lui, inquiet. Il me demanda si je croyais aux anges, mais je ne m'en occupai pas dans l'immédiat. J'étais inquiet de voir son oeil rouge et quelques larmes en couler.

"Je peux regarder ? Si tu as quelque chose dans l'oeil, il faudrait que tu nettoies ton oeil, non ? Je... Oui, je crois aux anges, effectivement, tout comme je crois en Dieu et au salut des âmes méritantes... Mais ce l'est pas le plus urgent pour le moment, je suis inquiet pour ton oeil."

Oeil qui avait, de base, une couleur étrange, mais ce n'était pas ce qui me préoccupait pour le moment. Il fallait au moins nettoyer son oeil, au cas où il ait une poussière ou autre chose... Aussi lui pris-je doucement le bras.

"Je vais te raccompagner jusqu'à chez toi, si tu veux bien. Je suis un peu inquiet, je ne voudrais pas qu'il t'arrive quoi que ce soit."

Nous nous mîmes donc en route dans les rues. Je restais près de Zachary, lui jetant des regards inquiets. Ce n'était sans doute rien, et je m'inquiétais beaucoup pour pas grand chose... Mais tout de même...

"Désolé si je te semble un peu... pot-de-colle... Je suis inquiet pour toi. Tu te débrouilleras, pour ton oeil, ou tu veux que je te donne un coup de main ?" demandai-je, alors que nous approchions de chez lui.



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Zachary Holmes
Sans Destinée
Sam 13 Sep - 0:56
Zachary avait envie de bâiller. Mais il se retenait ; il gardait en mémoire les nombreuses fois où il s’était fait houspiller pour ses bâillements intempestifs. Il savait bien que c’était malpoli, mais … Il ne pouvait pas s’en empêcher. Ça n’était quand même pas de sa faute s’il était mort de fatigue à la fin de ses journées.

Décidément, ce Saphiel l’intriguait. Ce nom lui disait quelque-chose, il l’avait sûrement lu dans un … Un versant biblique, sûrement. Ou verset ? Il n’en savait rien … Et puis, surtout, sa présence l’apaisait. Il se sentait plus détendu, maintenant que le gentil inconnu l’avait aidé. Et il avait envie de rester avec lui, de lui parler.

En plus il aimait les câlins.


"Pas exactement, non. Mes parents m'ont envoyé dans un monastère, effectivement, et j'ai donc eu une éducation extrêmement religieuse. Mais je suis sorti du monastère, maintenant."

Zachary pencha la tête. Dans un monastère ? … Il grimaça.

- Mais, ça doit être horrible de grandir dans un monastère, dit-il avec innocence. Sans Legos et avec plein de monsieurs chauves en robe …

Zach avait peur des moines depuis ses 13 ans. Un soir, alors que son oncle Thomas le gardait, ils avaient décidé d’un commun accord  qu’ils regarderaient Le Nom de la Rose, le film adapté du roman éponyme d’Umberto Eco. L’idée (pourtant bonne) avait été un échec total : Zach avait été terrifié par les yeux estropiés de Jorge de Burgos, par le bossu qui ressemblait à un « Shane MacGowan mais avec moins de cheveux », par le moine qu’on retrouvait cuit dans la marmite, et surtout, surtout par les coupes de cheveux douteuses des franciscains. De plus, Thomas s’était retrouvé en position délicate lorsqu’il avait dû expliquer et commenter la scène de sexe particulièrement crue entre la paysanne et Adso à Zach qui ne comprenait décidément rien à rien. Ce qu’il avait retenu du film tenait en quatre mots : « les moines font peur. »

Il avait aussi remarqué que Sean Connery avait une drôle de barbe-moustache.


"C'est pour ça que j'ai parfois un comportement assez... étrange, me disent certains. J'espère que ça ne te dérangera pas."

Le jeune homme rit doucement.

- Moi aussi, on me dit souvent que je suis bizarre …

Son œil le grattait. Il détestait ça. Il avait toujours un problème avec son œil … C’était l’œil gauche ou le droit ? Il n’était jamais sûr. Enfin, son œil noir. Avec la chance qu’il avait, c’était un moucheron qui était passé sous sa paupière. Ça lui était arrivé plusieurs fois, et Zach se demandait si les moucherons emménageaient dans ses yeux. Et ça lui faisait peur. Il n’aimait pas du tout quand les petites bêbêtes rentraient dans le corps … Cela le révulsait.

Saphiel n’avait pas encore répondu à sa question sur les anges … Mais il avait remarqué l’aspect de son œil.


"Je peux regarder ? Si tu as quelque chose dans l'oeil, il faudrait que tu nettoies ton oeil, non ? Je... Oui, je crois aux anges, effectivement, tout comme je crois en Dieu et au salut des âmes méritantes... Mais ce l'est pas le plus urgent pour le moment, je suis inquiet pour ton oeil."

Saphiel s’était rapproché de lui, et semblait vraiment affecté par l’état de son œil, l’examinant avec inquiétude. Zachary tenta de faire un sourire rassurant. Décidemment, ce Saphiel était vraiment quelqu’un de bien. Il semblait vouloir l’aider, même si ce n’était pas trop grave. Il lui prit alors le bras.

"Je vais te raccompagner jusqu'à chez toi, si tu veux bien. Je suis un peu inquiet, je ne voudrais pas qu'il t'arrive quoi que ce soit."

Le visage du jeune homme s’éclaira. Il pensa « Oh, chouette. Je n’osais pas lui demander ! » et acquiesça avec joie, en se retenant de frotter son œil irrité.

- Oh, t’en fais pas, c’est pas grave. Ce n’est pas la première fois que ça m’arrive … J’ai toujours des problèmes avec cet œil.

Saphiel était la première personne qui se souciait vraiment de lui depuis qu’il était arrivé à Amsterdam. Il y avait bien Ulrike, son colocataire ; Zach l’aimait beaucoup, mais il n’était pas sûr que ça soit vraiment réciproque.

Oui, décidément, il aimait vraiment bien ce Saphiel.

Zach montra du doigt une rue piétonne.


- C’est pas très loin, par là.

Effectivement, Zachary n’habitait pas loin. Mais il ne savait pas vraiment comment s’y rendre … Il savait qu’il habitait Uithoornstraat, à Ijsselbuurt. Mais jusqu’à présent, pour rentrer chez lui, il avait erré dans les rues de la ville au hasard, pour finalement tomber prêt de la station de tramway de Victorieplein, tout près de chez lui. Zach n’utilisait pas les transports en commun, car il était totalement perdu et cela le stressait. Un soir, il s’était totalement perdu et avait découvert avec étonnement ce qu’on appelait le Quartier Rouge d’Amsterdam. Un autre jour, alors qu’il neigeait, il avait marché jusqu’au Ring d’Amsterdam, l’autoroute ceinturant la ville. Il avait finalement été retrouvé par Matthieu, un ami français d’Ulrike (son colocataire) qu’il avait croisé plusieurs fois. Seulement vêtu d’un sweat, il avait attrapé un bon rhume.

Mais aujourd’hui, il faisait beau. Les gens étaient dehors, et Zachary marchait un peu plus lentement que d’habitude. Malgré la fatigue, il avait envie d’aller faire du cerf-volant à Saprhatipark. Mais il était tard, et il ne savait même pas comment y aller, de toutes façons.

Et puis, il était content d’être avec Saphiel. Enfin quelqu’un qui daignait lui parler … En plus, lui aussi se disait bizarre. Ils avaient des choses en commun, c’était bien.

Finalement, ils arrivèrent à Ijsselbuurt.


"Désolé si je te semble un peu... pot-de-colle... Je suis inquiet pour toi. Tu te débrouilleras, pour ton oeil, ou tu veux que je te donne un coup de main ?"

Zachary sourit.

- Oh, mais j’aime bien ça. Il marqua une pause. Pour mon œil, ça ira ! Je sais qu’il est pas joli, mais en fait c’est que j’ai un problème … Le médecin a dit qu’en fait ma pupille était toujours dilatée, et ça s’appelle une mydir… dirmy … Mydriase ! Et du coup, je dois faire attention à mon œil et éviter de le mettre devant une lumière trop forte. Je dois aussi le nettoyer régulièrement, mais j’oublie souvent …

Il se tut, comme s’il hésitait à dire quelque chose. Ils approchaient de l’immeuble de Zachary. Ce dernier avait effectivement quelque-chose à demander … Mais il n’osait pas, de peur de la réponse. Il rougit un peu.

- Hé, Saphiel … fit-il timidement. Tu … Tu veux bien être mon ami ?

Il se balançait maladroitement sur ses deux jambes en fixant ses ongles, comme quand il était gêné. Zachary avait toujours eu du mal à se faire des amis, parce que les gens l’évitaient très souvent. Et quand il rencontrait enfin quelqu’un, c’était toujours au mauvais moment. « Dis oui, dis oui ! », pensait-il.



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Saphiel
Ange de l'Espérance
Dim 21 Sep - 13:49
J'esquissai un léger sourire lorsque Zachary déclara que ça devait être horrible d'être dans un monastère. Je pouvais comprendre sa position, surtout vu la situation actuelle. A mon époque... Aller dans un monastère avait surtout été une chance incroyable pour moi. Mais bien entendu, je ne pouvais pas l'expliquer, je ne pouvais pas entrer dans les détails. Cela me pesait, d'un côté, de me retrouver ainsi à ne pas pouvoir réellement expliquer ce que je ressentais aux humains avec qui je parlais. Mais vu le temps qui s'était écoulé depuis ma mort, cela n'avait rien d'étonnant...

"Oh, pour moi, cela s'est très bien passé. L'un d'eux, le Père Daniel, s'est même montré plus paternel envers moi que mon propre père ne l'avait jamais été, alors je ne me plains pas, vraiment. J'ai été heureux."

Inquiet pour son oeil, je lui proposai ensuite de marcher avec lui jusqu'à son appartement. Et cela ne semblait pas lui déplaire, alors tout était pour le mieux. Je lui souris doucement et me mis en marche à ses côtés, sans être vraiment rassuré qu'il me dise que ce n'était pas la première fois que ça lui arrivait. A moins que ce ne soit à cause de la couleur étrange de sa pupille ? C'était possible, mais cela n'enlevait pas mon inquiétude.

Je gardai pourtant le silence sur ce point tout en marchant à ses côtés dans la rue. Il fallait juste que j'arrive à le convaincre de faire quelque chose pour arranger la situation. Avec tous les médecins qu'ils avaient maintenant, je ne doutais pas que ce soit possible.

Le rythme de marche, assez lent, du jeune homme ne me dérangeait pas. J'aimais bien aller doucement, pouvoir regarder autour de moi tout en marchant et profiter du paysage autour de nous. Finalement, nous arrivâmes à destination, et je proposai à Zachary de l'aider à s'occuper de son oeil. Proposition qu'il refusa, en me donnant des informations qui me rassurèrent. Il avait déjà vu un médecin pour cela, alors...


"D'accord... C'est bien si tu sais déjà ce que tu dois faire pour en prendre soin. Mais tu devrais essayer d'y penser autant que tu peux, quitte à... Je ne sais pas, moi, coller une note quelque part où tu poses souvent les yeux pour y penser, ou te mettre un réveil à sonner... Si tu commences à en prendre l'habitude, après ça te sera beaucoup plus facile de le faire régulièrement."

Puis le jeune homme me posa une question qui me fit écarquiller les yeux. Mon compagnon avait légèrement rougi en me l'adressant, et mes joues prirent également un peu de couleur. Non pas parce que cela me gênait ou me dérangeait, mais... C'était la première fois qu'on me demandait de manière aussi directe d'être mon ami. Un peu comme un enfant, une fois de plus... Pourtant, je n'hésitai pas réellement et je souris en le regardant.

"Bien sûr. Je ne serai pas très souvent à Amsterdam, je ne suis que de passage ici... Mais je t'apprécie vraiment, du peu que je te connais, et je devrais pouvoir m'arranger pour revenir te voir de temps en temps, normalement."

Cela ne poserait pas de problème, n'est-ce pas ? Je voulais juste l'aider, dans la mesure de mes possibilités, c'était ce que j'avais toujours fait et je ne voyais pas pourquoi je changerais d'attitude... Je me rapprochai de lui et l'attirai contre moi pour le câliner de nouveau. Je le gardai contre moi un moment, avant de le lâcher et de m'écarter d'un pas, un doux sourire aux lèvres.

"Allez, va donc soigner ton oeil, Zachary. Je reviendrai te voir dès que j'aurai du temps à moi, c'est promis. A bientôt."

Je le suivis du regard alors qu'il rentrait dans l'immeuble, avant de repartir de mon côté, laissant mes pensées vagabonder. J'avais envie de passer encore un petit peu de temps sur Terre avant de remonter...



J'espère en #006666.
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Zachary Holmes
Sans Destinée
Mar 14 Oct - 20:49
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Saphiel tentait de lui expliquer qu’il fallait qu’il pense à se nettoyer régulièrement l’œil … Zachary fit un sourire triste.

- Mais je l’ai noté pour m’en rappeler ! Il compta rapidement sur ses doigts. Six fois, au moins … Sur des post-it. Mais je sais pas où je les ai mis …

Et c’était vrai. Zachary essayait vraiment de retenir les choses importantes, mais quoi qu’il puisse faire, il n’y arrivait pas. Il apprenait chaque numéro de téléphone par cœur, mais il ne parvenait à se souvenir que de l’indicatif téléphonique, et encore. Il notait chaque information sur des post-it qu’il accrochait à son « mur à post-it », sorte de tableau blanc qu’il avait dans sa chambre ; mais il n’était pas capable de retrouver le post-it dont il avait besoin parmi tous les autres. Il avait tout essayé : écrire sur sa main … Ça s’effaçait et en plus il n’y avait pas beaucoup de place. Enregistrer un message sur son répondeur … Bah, il ne savait même pas accéder à sa boite vocale. Écrire des notes sur son portable …
Son portable.

Le visage du jeune homme se décomposa. Il plongea la main dans sa poche de pantalon gauche, puis dans la droite. Il vérifia ensuite dans ses poches arrières, puis dans son sweat. Rien, rien, rien. Il gémit.


- J’ai encore oublié mon portable au café … J’ai pas envie de retourner le chercher, je suis fatigué … Tant pis.


~



Le cœur du jeune homme battait à la chamade. « Dis oui, dis oui ! », pensait-il.

"Bien sûr. Je ne serai pas très souvent à Amsterdam, je ne suis que de passage ici... Mais je t'apprécie vraiment, du peu que je te connais, et je devrais pouvoir m'arranger pour revenir te voir de temps en temps, normalement."

La mine inquiète de Zachary se transforma en un énorme sourire. Il se jeta contre Saphiel et le serra dans ses bras.

- C’est trop génial !

Il avait un autre ami à Amsterdam ! Ça faisait quatre … Non, trois, puisque le chien errant à qui il avait donné son sandwich un midi n’était jamais revenu le voir. Il y avait donc : Ulrike, son colocataire … Il y avait aussi Ellen, sa collègue du Mellow Yellow, qui l’aimait beaucoup. Et Saphiel, son nouvel ami. Trois, c’était déjà bien. Au moins eux ne se moquaient pas de lui.

Il resta accroché un certain moment à son nouvel ami. Il était vraiment en manque de câlins … Les gens les regardaient bizarrement, mais Zachary ne s’en rendait pas compte. Il ne s’en rendait jamais compte, c’était bien le problème.

Il finit par se décoller de Saphiel. Il resta silencieux, regardant le sol, se sachant que dire. C’était toujours gênant, l’instant où il fallait se dire au revoir. Cela rendait Zachary triste, et il lui était déjà arrivé de pleurer.

À l’instant, le jeune homme avait très envie d’inviter son nouvel ami dans sa maison. Il avait plein de choses à lui montrer : sa collection monstrueuse de Legos, ses dessins, et aussi Ulrike. Et peut être l’ami d’Ulrike qui dormait dans l’appartement depuis trois jours. Et qui prenait des douches avec Ulrike. Non, ça n’était sûrement pas une bonne idée … Ulrike n’aimerait pas trop voir un inconnu débarquer chez lui.

Et puis, Saphiel avait sûrement des choses à faire lui aussi. Il souriait.


"Allez, va donc soigner ton oeil, Zachary. Je reviendrai te voir dès que j'aurai du temps à moi, c'est promis. A bientôt."

Zachary était déçu. Même si tout son esprit hurlait que oui, Saphiel allait partir, il y avait cette petite chose, au fond de son cerveau, qui lui disait « Saphiel va venir à la maison et vous allez jouer au Jungle Speed et ensuite vous allez dessiner ensemble et après vous allez faire une bataille de polochons et ce sera ton meilleur ami pour toujours » ... Il sourit à son ami.

- D’accord. Il marqua une longue pause. À bientôt alors !

Il resta encore quelques instant à regarder Saphiel, comme s’il attendait quelque chose, puis se retourna et s’approcha de la porte de son immeuble. Au moment de la pousser, il tourna une dernière fois la tête vers son ami et lui sourit.
Puis il s’écrasa contre la paroi de verre froid.
Il recula d’un pas, surpris. Il y avait, dessus de la poignée, un petit autocollant avec marqué « dichttrekken » dessus. Ah, oui, il faut la tirer, la porte. Zachary réussit finalement à entrer, en adressant un dernier regard à Saphiel.Il avait un nouvel ami ! … Il fallait qu’il écrive à Thomas. Et à Grand-mère.



~



Le jeune homme gravit les escaliers quatre à quatre, se trompa d’étage, dut redescendre pour compter les étages, trouva enfin sa porte, fit tomber ses clés sur la moquette du sol, réussit (par on-ne-sait quel miracle) à insérer du premier coup la bonne clé dans la serrure, entra, jeta son petit sac à la tête d’Ulrike qui passait devant lui, se précipita dans sa chambre, s’affala devant son ordinateur et appuya sur le bouton on. Vite, il fallait qu’il écrive aussi à Saphiel, pour lui parler de Legos. Oui, il devait forcément aimer les Legos. Et auss… Non.

Le visage de Zachary se décomposa. Paniqué, il se mit à fouiller ses poches. Il ne savait pas ce qu’il cherchait … Un bout de papier, une barre de céréales, un mouchoir, n’importe quoi.


- Non, non non ! gémit-il en s’attaquant à ses poches de pantalon.

Il n’avait pas pris l’adresse de Saphiel ! Il n’avait pas son numéro non plus … Aucun moyen de le contacter … Il tapa rageusement sur son bureau, faisant sautiller le petit yorkshire en plastique qui bougeait la tête lorsque Zach le touchait. Il l’avait acheté trois ans plus tôt, il ne savait plus où. Mais il en gardait un souvenir très net : Il avait longtemps hésité entre le yorkshire et le dalmatien, et lorsqu’il avait posé avec fierté son petit chien sur le comptoir, la dame de la caisse l’avait dévisagé. Il se souviendrait toujours de ce regard étrange, à mi-chemin entre la surprise et l’effarement.

Mais ce n’était pas le moment de penser à ce fichu petit chien. Zachary sentait les larmes monter. Non, non et non, c’était trop bête ! Il était sûr d’avoir demandé à Saphiel, pourtant …

Dans un geste désespéré, il se jeta sur sa fenêtre, l’ouvrit, et se mit à hurler.


- SAPHIEEL !

Peut-être l’entendrait-il ? Il ne devait pas être si loin … Il continua à crier pendant une bonne minute jusqu’à ce qu’Ulrike fasse irruption dans sa chambre, en hurlant lui-aussi.

- Bordel Zach, mais qu’est-ce que tu fais ?!

Zachary essuya les larmes de rage qui perlaient au coin de ses yeux et se retourna vers son colocataire.

- Mais … Je me suis fait un ami … Et il m’a pas donné son numéro, et … Je peux plus lui parler …

Ulrike haussa un sourcil, soupira, puis prit une mine attristée. Il ne savait pas pourquoi, mais il aimait vraiment beaucoup Zachary. Il ne le connaissait pas depuis très longtemps, mais il s’en occupait comme si c’était son fils … Il se considérait comme responsable de lui, son oncle et sa grand-mère vivant de l’autre côté de l’Océan.

Il s’approcha de Zachary, qui retenait ses larmes, et lui prit les épaules.


- C’est pas une raison pour hurler … On va le retrouver ton ami, t’en fais pas.

Pour toute réponse, le jeune homme blond renifla. Même lui n’était pas convaincu … Il ne reverrait probablement jamais son ami.

Ulrike réfléchit un instant. Il avait tout intérêt à trouver quelque chose pour que Zachary se change les idées, sinon il allait être inconsolable pendant un petit bout de temps. Zach était la personne la plus émotive qu’Ulrike n’ait jamais rencontré … Ses sentiments étaient affreusement exagérés … Ce mec était une hyperbole vivante. Et ça lui donnait un côté irrésistible.


- Viens, on va faire du pain d’épice, dit Ulrike en l’emmenant avec lui dans la cuisine. Je crois qu’on a tout ce qu’il faut.

Zachary avançait en regardant le sol, mais Ulrike perçut comme l’ombre d’un sourire sur sa fine bouche. « Gagné », pensa-t-il. Pas de doute, il savait s’y prendre avec les Zachary.



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[PV Saphiel] Un ange, un humain et un café liégeois
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